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Définition de l'échec musculaire


Tags : Musculation pour débutant ; Muscles ;


L’échec musculaire intervient lorsque qu’on n’a plus de force pour faire une répétition de plus. Cet échec est d’origine nerveuse car le système nerveux n’arrive pas à recruter assez de fibres musculaires pour faire une dernière répétition ou un dernier effort.



L'échec musculaire est le moment où il est impossible de faire une répétition de plus, le muscle n'ayant plus la force de soulever la barre. Ca consiste donc à pousser une série jusqu'à l'épuisement du muscle. On parle généralement d'échec positif, les muscles n'ont plus la capacité de faire la partie positive du mouvement (pousser ou tirer la barre).

Il existe aussi l'échec statique (impossible de maintenir la position) ou négatif (impossible de faire la partie négative du mouvement). Chacun représentant un degré de plus dans la fatigue, le plus dur étant l'échec statique.

On parle généralement d'échec musculaire, pourtant l'échec est en grande partie d'ordre nerveux. En effet si on arrive à l'échec avec un poids de 50 kg, c'est que le système nerveux n'arrive pas à recruter suffisamment de fibres musculaires pour soulever ces 50kg. Mais, en enlevant du poids, on pourrait facilement faire quelques reps de plus avec 40kg par exemple. Donc on voit bien que le muscle aurait encore la capacité de produire de la force, mais simplement le système nerveux ne peut pas recruter suffisamment de fibres musculaires pour produire la force nécessaire.


Il faut néanmoins pondérer le type d'échec (musculaire ou nerveux) par rapport au nombre de reps utilisées lors de l'exercice de muscu.

Avec un faible nombre de répétitions (1-6), donc un travail de force, le système nerveux joue un grand rôle, car le poids est lourd, donc il faut recruter un grand nombre de fibres pour obtenir une contraction puissante. Dès que ce recrutement faiblit, l'échec survient, il est alors principalement nerveux.

Ceci rejoint le fait qu'un entraînement de force optimise principalement le système nerveux. C'est lui qui est le plus travaillé, donc c'est lui qui " lâche " en premier et produit l'échec.

Avec un nombre de répétitions plus élevé (8-20), le poids est plus faible, le nerveux entre moins en jeu, mais le muscle dépense bien plus d'énergie. On peut alors avoir un échec non pas nerveux, mais à cause d'un manque d'énergie pour réaliser la contraction. Sans compter l'afflux d'acide lactique qui gène la contraction et déclenche une sensation de brûlure dans le muscle.

Ici, on rejoint le fait qu'un entraînement de type hypertrophie stimule principalement les muscles et non le système nerveux, et ce sont donc logiquement les muscles qui atteignent l'échec.