
La naissance de ma passion pour le sport:: 0 commentaire :: Emmanuel Akermann a eu la passion pour le sport très jeune, notamment grâce au modèle de son grand-père, qui était un athlète, qui lui a donné très tôt le goût de l'effort et du dépassement de soi. Le début de sa carrière sportive commence avec le judo, puis, avec le karaté.
All musculation :
Pour ceux qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter, présenter ton parcours, … pourquoi et comment tu t'es mis à écrire des livres ?
Emmanuel Akermann :
Bonjour à tous, Emmanuel Akermannn, 1,87 m 90 kg, professeur de karaté (diplômé d’Etat 4eme dan), coach sportif (diplômé d’Etat BEMF), chef d’entreprise et auteur de livres et DVD.
Bon, pour ceux que ça pourrait intéresser, je vais développer un peu, pour les autres, vous pouvez passer directement à la suite de l'interview sur mon livre d'exercices à poids de corps …
Très tôt, j’ai été influencé et initié par mon grand-père, un athlète d’une grande humanité au parcours de vie exceptionnel. Gamin, il me faisait travailler des exercices de gymnastique (trapèze, montée de corde…), mais plus que par la démonstration, son influence a été déterminante par l’aura de sa personnalité. Gymnaste, judoka de la première heure, boxeur (avec des combats et pas seulement en entraînement !), engagé volontaire pendant la seconde guerre mondiale (ses aventures pourraient faire un film !), il n’a pas hésité une seconde par exemple à faire le don de sa peau (il portait encore les cicatrices sur le dessus de ses cuisses) pour soigner un collègue brûlé gravement pendant son travail !
Bref, j’ai grandi avec cet idéal d’excellence (selon mes valeurs personnelles bien entendu). Très tôt j’ai été attiré par les capacités physiques et leur développement (mon grand-père faisait toujours l’équerre entre deux chaises à 74 ans !). A 6 ans, j’ai commencé le judo que j’ai pratiqué pendant 8 ans ; une excellente école de formation pour les gamins. On faisait beaucoup de compétitions, et je me souviens encore des peurs que j’ai dû surmonté sur certaines techniques de chutes par exemple.
J’ai toujours gardé des sensations de judoka (projections, chutes, travail au sol), et cela bien après que j’ai arrêté l’entraînement ; j’ai pratiqué un peu le ju-jitsu brésilien il y a quelques années, et c’était comme un retour à la maison. Incroyable comme les muscles conservent une mémoire qui leur est propre malgré les changements du corps.
Puis à l’adolescence, je me suis détourné du judo car la dimension exclusivement sportive de cet Art Martial me semblait trop limitée ; j’avais besoin de quelque chose de plus efficace dans le cadre de la self défense, et aussi de plus spirituel selon l’idée que je me faisais de la pratique d’un Art Martial.
Je me suis orienté un peu par hasard vers le karaté grâce à un ami, et puis c’était l’époque des premiers film de Van Damme ; sa plastique et sa forme de corps en mouvement me parlaient.
Là, je me suis jeté à fond dans l’entraînement. 7/7 jours, étirements et musculation de façon empirique, travail technique spécifique, avec les moyens du bord, c’est-à-dire le garage et le jardin de la maison familiale, été comme hiver, un vieil ouvrage de musculation de 1937 donné par mon grand-père ; je me souviens, il avait une couverture verte et titrait « Comment on devient un athlète » !
J’ai eu différents professeurs et j’ai obtenu ma ceinture noire quatre années après mon premier cours, puis je me suis enfin inscrit dans une salle municipale de musculation, où j’ai découvert le travail avec poids et haltères, et quelques machines qui ne m’ont finalement jamais convaincu.
A l’époque, j’étais étudiant en Histoire à la fac. C’était de belles années, avec peu d’heures de cours qui me laissaient énormément de temps libre pour m’entraîner et développer d’autres activités artistiques (notamment dans la musique et dans les Arts plastiques). C’était parfois pas facile de changer de casquette au pied levé (le concert de la veille et la compétition du lendemain ne faisaient pas bon ménage !).
J’ai toujours eu un karaté très physique, et j’ai toujours cherché à développer mes capacités physiques pour pouvoir satisfaire ma recherche d’efficacité et d’esthétisme. On est bien obligé de développer des qualités athlétiques pour réussir des mouvements athlétiques !
Pour faire un beau coup de pied retourné sauté, il faut une bonne souplesse, de la détente, une bonne coordination et une technique bien maîtrisée ; c’est comme ça pour tout ! J’ai donc beaucoup étudié la façon d’améliorer mon physique, puis j’ai testé ce qui fonctionnait sur moi et ce qui ne m’était pas approprié (toujours en fonction de mes objectifs).
 Emmanuel Akermann Karaté
Mon entraînement en musculation a toujours été orienté en priorité sur le gain en force et en puissance au service de mon sport, qui est toujours passé devant en terme de priorité. Ainsi, j’ai pris de la masse progressivement tout en conservant une qualité musculaire propre à la pratique spécifique de mon Art. Pas de prise de masse grasse spectaculaire (j'ai toujours été assez sec), ni de prise de masse musculaire spectaculaire (d’ailleurs !). Lors de mes premières compétitions en Karaté il y a vingt ans (déjà !), je tirais dans les moins de 75 kg (toujours à la limite de la catégorie, et je devais batailler pour perdre 500g à la pesée).
A la fin de mes études (Histoire médiévale et Histoire de l’Art), mon diplôme universitaire dans une poche et un diplôme d’enseignant en karaté dans l’autre, il a bien fallu que je parte à l’armée !
Mon DIF en karaté m’a sauvé de 10 mois d’ennui en me permettant d’enseigner le sport dans une salle de remise en forme mi-civile et mi-militaire : coup de chance qui a marqué un virage dans ma vie !
A la fin du Service, il était évident que si je m’orientais vers un job classique grâce à mes études universitaires, je n’aurais plus le loisir de m’entraîner correctement et de mener à bien mes recherches dans l’Art Martial et la préparation physique. C’était une évidence.
J’ai donc décidé que mon mode de vie devait me permettre d’en vivre, justement. Et je ne pouvais pas rester étudiant toute ma vie !
On en parle sur le forum de musculation : Auteur : Emmanuel Akermann
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