Hormones de croissance

IGF-1, hormone de croissance et thyroïde


IGF-1, hormones thyroïdiennes et hormone de croissance forment un ensemble d'hormones jouant un rôle majeur dans le développement de la masse musculaire et le fonctionnement du corps.

Voir le sommaire de ce dossier :

Dans cet article, qui est un complément à notre dossier sur les hormones anabolisantes stéroïdiennes, vous pourrez trouver des informations sur des hormones anabolisantes :

  • L'IGF-1 : Insulin growth factor

  • La GH / HGH : Human Growth Hormone : hormone de croissance humaine

  • … et sur le fonctionnement de la thyroïde et des hormones thyroïdienne T3 et T4.

ATTENTION : nous déconseillons absolument l'usage de produits dopants, ils sont illégaux et dangereux pour la santé, cet article n'a pas un but incitatif, mais informatif.

Androgènes, IGF-1 et GH


La puberté est caractérisée par une perturbation du corps qui ne peut plus réguler normalement sa production de GH (Growth Hormone = hormone de croissance, une hormone naturellement produite par le corps qui est très un anabolique aussi bien que les tissus musculaires que pour les os), ce qui induit une augmentation de sa sécrétion, et de celle de l'IGF-1, ainsi que de l'insuline, couplé à un taux élevé de testostérone.

Cette perturbation vient de l'aromatisation de la testostérone ainsi que de l'action directe de certains androgènes. Pour rappel, l‘aromatisation est un phénomène par lequel la testostérone (« l’hormone mâle »)  se transforme en oestrogène (« l’hormone femelle »). Ainsi la prise de testostérone augmente l'hormone de croissance de 22% et l'IGF-1 de 21%, alors que la prise de stanozolol (un stéroïde anabolisant qui ne s'aromatise pas) n'a d'impact sur aucun des deux. L'augmentation de l'anabolisme a cependant été le même avec les deux tests, pas de différence sur la croissance musculaire.

Les cellules satellites de bovins ont eu 20% plus de facilité à fusionner avec le muscle si les animaux avaient pris du trenbolone et de l'estradiol (oestrogène primaire). On peut affirmer que ce n'est pas le trenbolone seul qui a permis cette croissance, mais également l'estradiol, en augmentant la production de la GH et de l'IGF-1 dans le foie et les muscles.

Cela signifie que les androgènes qui augmentent la production de GH (qui s'aromatisent) donnent les plus gros gains musculaires, ce sont les plus anabolisants. En effet les femmes ont plus d'oestrogènes que les hommes, et également un taux de GH supérieur. Cependant l'aromatisation est responsable de nombreux effets secondaires, il vaut donc mieux éviter d’accentuer ce phénomène (d’ailleurs, les sportifs dopés l’ont compris depuis longtemps car ils utilisent des produits pour essayer de contrer l’effet d’aromatisation qu’ils peuvent subir).

On peut donc affirmer que les androgènes seuls ne sont pas suffisants pour avoir un gain musculaire maximum et que l'hormone de croissance et l'IGF-1 sont deux facteurs capitaux de la prise de muscle.

Fonctionnement de l'IGF-1 et croissance musculaire


Hormones et croissance musculaire



Pour comprendre comment fonctionne l'IGF-1 il faut d'abord comprendre comment le muscle grossit. La capacité du muscle à se réparer et à répondre à un stimulus dépend des cellules dites satellites, des cellules précurseurs de cellules musculaires.

Ces cellules se trouvent sur et autour du muscle, elles restent en sommeil jusqu'à être activées par des facteurs de croissance (comme l'IGF-1). Après l'effort le corps va relâcher de nombreuses hormones mais également les molécules d' ARN messager qui va être traduit en protéine par les ribosomes ce qui va entrainer la synthèse protéique. En présence de ces facteurs de croissance les cellules satellites vont se diviser et se transformer en cellules ayant les même nucléus (noyaux) que les cellules musculaires, puis se fixer au muscle. En effet les muscles sont constitués de cellules à plusieurs noyaux, en accroître le nombre permet donc d'augmenter la taille du muscle (attention, cela augmente la taille des cellules musculaires, et non leur nombre).

Sans cette capacité à augmenter son nombre de nucléus, un muscle n'aura pas la possibilité de continuer à grossir et ses capacités de réparation seront limitées. C'est le nucleus qui va décider de l'évolution de la cellule, plus un muscle est gros plus il lui faut de nucleus pour le rester. Il existe un ratio maximum de volume de nucleus qui ne peut être dépassé. Quand les cellules satellites sont dans l'incapacité d'augmenter le nombre de nucleus du muscle, le muscle ne peut grossir suite à un stimulus.

L'IGF-1 augmente la prolifération des cellules et la différentiation (conversion en nucleus spécifique du muscle). Cela est illustré par le fait que si l'on injecte localement de l'IGF-1 à un muscle il grossit, en augmentant l'activité des cellules satellites.

La production d'IGF-1 permet aussi par des processus complexes impactant des enzymes et facteurs de transcription, d'inciter le corps à faire grossir les muscles.

Efficacité de l'IGF-1 en dopage ?


L'IGF-1 est anabolique, son effet est limité par la quantité d'acides aminés présents dans les cellules musculaires, elle ne peut donc pas agir seule de manière autonome. Ainsi, il suffit de manger beaucoup pour profiter des effets de l'IGF-1 (c'est le principe de la prise de masse, pour s'assurer d'avoir suffisamment d’acides aminés présents dans le corps et dans les muscles). Cependant, un traitement à l'IGF-1 n'a pas induit une augmentation de l'anabolisme chez de jeunes hommes.

En effet, dans le corps, elle n'existe pas naturellement en quantités importantes sans sa protéine de liaison. L'administration d'IGF-1 libre (LR3IGF-1) provoque :

  • des hypoglycémies (donc une grosse perte d'énergie, un coup de fatigue),

  • une suppression de la production de GH (Growth Hormone : hormone de croissance, une autre hormone très fortement anabolisante),

  • des risques d'oedème,

  • de l'hypotension,

  • une durée de demi vie très courte qui limite l'efficacité des petites doses, car elle est très vite détruite dans le corps.

La LR3IGF-1 a très peu d'affinité avec les protéines de liaison de l'IGF-1, et est bien plus rapidement évacuée du sang. Sa durée de vie très courte le rend inutile pour la prise de muscle. C'est pour cela que ce type de dopage n'a absolument aucun intérêt, il ne provoquerait que des effets négatifs, sans aucun des effets « positifs » qu'en attendent les sportifs dopés.

Cependant, quand l'IGF-1 est liée à la protéine de liaison 3 (BP3) comme naturellement dans le corps, elle ne souffre pas de ces limitations. La BP3 est très importante dans la régulation de la sécrétion d'IGF-1 dans les tissus cibles, permettant la sécrétion d'IGF-1 au moment.

La BP-3 est nécessaire pour empêcher l'évacuation dans le sang de l'IGF-1, elle augmente sa demi vie. L'injection d'IGF-1 liée à sa protéine de liaison BP3 permet une croissance locale du muscle et s'avère être extrêmement anabolique. C'est la seule méthode qui pourrait rendre  l'utilisation de cette hormone « efficace ». Mais attention : cela ne supprime pas pour autant les effets indésirables sur votre santé, donc à éviter !

De l'hormone de croissance pour plus de muscle ?


Plus de muscles avec les hormones



De nombreuses études ont été effectuées sur l'effet de l'hormone de croissance chez l'homme. Il s'avère que l'injection de GH (Growth Hormone) à de jeunes hommes en bonne santé a augmenté les taux d'IGF-1 mais sans changer le taux de synthèse protéique (construction du muscle).

Hormone de croissance, étude 1 :


Une étude a été effectuée sur des athlètes de force durant 6 semaines, elle était composée de deux groupes d'athlètes :
- un groupe placebo
- un groupe dont la GH a été artificiellement augmentée,

A la fin de l'étude : aucun changement n'a pu être noté dans la composition corporelle des sujets sous traitement à l'hormone de croissance. Dans le groupe dopé, les taux GH, d'IGF-1 et des protéines de liaison de l'IGF-1 ont augmenté par rapport au niveau de base, le niveau d'insuline à jeun augmente très légèrement et le niveau de thyroxine (une hormone thyroïdienne) baisse fortement, mais cela sans perte de gras, ni gain de muscle et ni gain de force.

Hormone de croissance, étude 2 :


Une autre étude a montré une augmentation importante de la quantité d'eau retenue par le corps des personnes suivant un traitement à l'hormone de croissance mais aussi de la masse maigre, la synthèse protéique augmente globalement, mais pas dans les jambes et le torse (qui sont les muscles entrainés lors des séances de musculation), la force n'augmente pas non plus... L'entrainement produit le même effet chez le groupe placebo que le groupe traité au niveau de la force et de la quantité de muscle gagné.

L'augmentation de la masse maigre est en effet due à une augmentation de la quantité d'eau dans le corps, et non à la croissance des muscles.

Hormone de croissance, étude 3 :


Dans une autre étude sur des powerlifteurs, le groupe traité  à la GH voit sa concentration d'IGF-1 à jeûn doubler mais sans augmentation de la synthèse protéique ou de la dégradation protéique.

Conclusion sur le dopage à l'hormone de croissance :


Ces études prouvent donc qu'augmenter artificiellement les taux de GH n'a pas d'impact sur la masse musculaire sur le court terme.

Il y a cependant très peu d'études fiables sur l'efficacité du dopage à l'hormone de croissance, si elle est combinée aux stéroïdes.

Cependant dans une étude combinant ces deux facteurs, constituée de deux groupes, l'un prenant uniquement les stéroïdes et l'autre y ajoutant de l'hormone de croissance l'utilisation des deux substances a entrainé une baisse de l'IGFBP-3, ce qui réduit la durée de demi-vie de l'IGF-1 et réduit son efficacité. De plus durant un régime, peu importe les quantités d'hormone de croissance et d'androgènes utilisées on observe une baisse des taux d'IGF-1 et d'IGFBP-3.

L'étude conclut au final qu'il n'y a pas d'effet des androgènes sur l'hormone de croissance.
Une autre étude a également statué que même sur des personnes en mauvaise santé l'hormone de croissance n'entraine pas d'effet positif sur la prise de muscle.

Augmenter la production endogène d'hormone de croissance ?


Si le dopage ne sert à rien, peut-on augmenter la production de GH du corps ?

Le MK-677 est une substance qui incite le corps à augmenter sa production de GH, ainsi la production endogène du corps augmente, il ne s'agit donc pas d'une augmentation soudaine et violente de la circulation de GH comme avec l'utilisation de produit dopant. En fait le MK-677 reproduit l'effet de la GHRH, ce qui induit une augmentation de la sécrétion de GH pulsatile. Son utilisation permet de contrer les effets de la perte de muscle au régime. Le corps sécrétant de façon naturelle la GH, il ne mettra pas en place de système de défense contre une hausse soudaine de ses taux de GH, contrairement au cas d'une injection.

Les hormones thyroïdiennes


Hormones thyroïdiennes



Les hormones thyroïdiennes (produites par la thyroïde) sont anaboliques à petite dose mais cataboliques à forte dose.

T3 et T4 :


Une augmentation exogène (via un apport extérieur d'hormones) de T3 (hormone thyroïdienne la plus active) permet d'accroître le catabolisme, ce qui peut être intéressant pour les bodybuilders désirant accélérer leur perte de poids. La T4 est une pro-hormone, c'est à partir d'elle qu'est synthétisée la majorité de la T3 (80%). La T3 a une grande importance dans la perte de poids, en effet elle est très impliquée dans la perte de gras mais aussi la fonte musculaire.

TSH : Thyroid stimulating hormone :


C'est la TSH (Thyroid stimulating hormone) qui régule la production d'hormones T3 et T4 dans le corps. Un taux faible de T3 et T4 correspond à un fort taux de TSH. Une atrophie thyroïdienne est caractérisée par un faible taux de T3 et de TSH, il s'agit dans ce cas d'une thyroïde « paresseuse », le corps ne réagissant pas à la déficience de la glande thyroïdienne.

Effets de T3 et T4 :


La T3 détermine le métabolisme de base, plus on produit de T3 plus l'on brûle de calories. Plus cette quantité de T3 est forte plus la chaleur du corps est élevée, la température le matin est un bon indicateur du fonctionnement de la glande thyroïdienne, cette hormone augmente aussi le nombre de récepteurs bêta dans le corps, permettant une meilleure action lipolytique des catécholamines.

Enfin les hormones thyroïdiennes sont indispensables à la production d'IGF-1 en augmentant le nombre de récepteurs à l'hormone de croissance sur le foie.

Les hormones thyroïdiennes en sèche :


La raison pour laquelle la taille de la glande thyroïdienne diminue en sèche est que le corps réduit sa production des hormones thyroïdiennes, et ralentit la synthèse de T3 à partir de la T4, ce qui va ralentir la perte de poids, mais aussi protéger le muscle.

En effet l'insuline protège le corps des effets des hormones thyroïdiennes, c'est une hormone anti-catabolisante, l'IGF-1 protège également les muscles des effets des hormones thyroïdiennes. Au régime la restriction calorique induit une baisse de l'insuline, qui entraine mécaniquement une réduction de la production d'hormones thyroïdiennes.

Ajouté à cela, au régime, les taux de cortisol augmentent, ce qui réduit encore la production de T3. Enfin l'augmentation de l'hormone de croissance n'augmente pas les quantités de T3 au régime, bien que cela soit le cas en situation d'apport calorique excessif.

Au final augmenter la quantité de glucides ingérés va permettre d'augmenter également la quantité de T3 produites par le corps en augmentant insuline et IGF-1 et en réduisant le glucagon (qui empêche la transformation de T4 en T3).

Cependant le muscle va développer une résistance à la T3 . Il est donc inutile d'augmenter de façon exogène le taux des hormones thyroïdiennes en début de régime car les muscles n'auraient pas encore eu le temps de développer une résistance à ces hormones. De plus cela réduirait plus rapidement la taille de la glande thyroïdienne, réduisant le taux de TSH, qui détermine la taille de la glande.

Ce type de produits n'est donc utilisé qu'en fin de sèche, couplé à l'éphédrine pour favoriser la perte de gras en améliorant la lipolyse, combiné à une légère hausse calorique pour protéger l'intégrité musculaire. La prise est stoppée graduellement pour empêcher une reprise de poids importante en même temps qu'on prend de l'éphédrine.

Pour un pratiquant naturel la solution pour empêcher l'atrophie de la glande thyroïdienne sera de détecter le moment où celle-ci commence à se réduire, en surveillant la baisse de la température corporelle le matin. Une baisse durable indiquera une faiblesse de la production de T3. A ce moment il faudra faire une pause dans la sèche, et augmenter la sécrétion d'insuline et d'IGF-1 en absorbant de fortes doses de glucides de manière temporaire, tout en évitant les graisses non essentielles.

IGF-1, hormone de croissance et muscles


Muscles et hormones de croissance



IGF-1 : Insulin growth factor. La restriction calorique réduit la production d'IGF-1 (insulin growth factor) tout en augmentant le taux de GH, ce qui aide l'adaptation métabolique en réduisant l'anabolisme.

Il est en effet important de savoir que l'hormone de croissance peut être anabolique et catabolique :

  • lorsque l'apport calorique est élevé la production de GH augmente entrainant aussi l'augmentation des taux d'IGF-1 et d'insuline. Le rôle de la GH dans ce cas là est d'accroître l'anabolisme grâce à l'IGF-1 et à l'insuline.

  • lorsque l'apport calorique est faible le taux de GH augmente également mais sans hausse de l'IGF-1 et de l'insuline. Le rôle de la GH est dans ce cas de permettre une meilleur utilisation énergétique du gras mais sans avoir d'impact sur la croissance musculaire. C'est la raison pour laquelle on ne peut pas faire de muscle durant un régime.

Cependant la production locale d'IGF-1 dans les muscles répond dans les deux cas de la même manière suite à un entraînement. Les protéines de liaison sont très importantes pour réguler l'effet anabolique de la GH et de l'IGF-1,en effet l'IGF-1 est régulé par pas moins de 6 protéines de liaison. Il existe deux théories sur la façon dont la GH induit la croissance dans les tissus.

Hypothèse Somatédine :


La première est la « somatedin hypothesis » (hypothèse somatédine), qui se base sur le fait que la GH est relâchée par la glande surrénale et voyage jusqu'au foie où elle va entraîner la sécrétion d'IGF-1.

Cette hypothèse est donc basée sur le fait que l'IGF-1 a une action endocrine, c'est à dire que l'hormone voyage dans le sang jusqu'aux tissus cibles après avoir été sécrétée par les cellules qui la produisent, dans le cas présent celles du foie. En effet des études animales ont montré que chez des animaux souffrant d'une déficience en GH, une injection d'IGF-1 entrainait une croissance normale, effet similaire à l'injection de GH. D'autres études ont montré que l'IGF-1 était grandement inférieure en tant que facteur de croissance endocrine, nécessitant une concentration 50 fois plus forte que la GH pour avoir le même effet.

Des études sur les humains ont pourtant récemment validé cette hypothèse somatédine.

Dual Effector Theory :


La seconde théorie est celle du « dual effector theory », basée sur le fait que la GH a un effet direct sur les tissus, donc pas uniquement par l'intermédiaire de l'IGF-1. En effet des souris génétiquement modifiées pour produire plus de GH sont plus massives que des souris produisant plus d'IGF-1.

Cependant quand un anti-sérum d' IGF-1 (il détruit l'IGF-1) est injecté simultanément à de la GH, l'effet anabolique disparaît.

Résumé des études sur l'IGF-1 et l'HGH :


Ces deux théories ne sont pas si différentes, l'une prétend que la GH permet la croissance des tissus grâce à l'IGF-1 et pas de façon directe, tandis que l'autre affirme le contraire (action directe de la GH sur la croissance musculaire).
En fait la réalité semble recouper ces deux théories, ce qui est sûr c'est que la GH augmente la croissance des tissus par trois mécanismes :

  • L'effet de la GH sur la croissance musculaire est liée à l'effet endocrine de l'IGF-1, la libération de GH dans le sang entraîne une plus forte production d'IGF-1 qui voyage dans le sang jusqu'aux tissus cibles.

  • La GH régule la quantité d'IGF-1 grâce aux hormones de liaison (notamment IGFBP-3) qui augmente la demi vie de l'IGF-1, les protéases (enzymes qui brisent les liaisons peptidiques de protéines) circulant dans le sang détruisent ces protéines de liaison, ce qui va libérer l'IGF-1. La GH semblerait même augmenter la production d'IGFBP-3 dans les tissus ciblés pour augmenter son efficacité localement.

  • L'IGF-1 a également un effet autocrine, ce qui signifie que pendant que la GH traverse le corps, les cellules produisent plus d'IGF-1, qui va ensuite voyager jusqu'aux cellules adjacentes, notamment les cellules satellites, permettant un développement des cellules qui n'ont pas été en contact direct avec la GH.

Les autres raisons de la non efficacité du dopage


Pourquoi le dopage marche pas ?



Malgré ce qu'on pourrait penser, utiliser un produit anabolisant ne sera pas toujours efficace pour la prise de muscles. L'insuline à haute dose n'est en elle même pas anabolique, son effet positif sur la synthèse protéique (la transformation des protéines en muscles) vient en fait de sa liaison aux récepteurs d'IGF-1.

Une théorie se basait sur l'idée que la GH (Growth Hormone : la célèbre hormone de croissance, qui est elle aussi une hormone fortement anabolisante) n'était pas efficace du fait de la résistance à l'insuline qu'elle induisait, on combattrait donc cette résistance par une injection d'insuline pour permettre à la GH d'être effective, ce qui ne conduit en réalité qu'à une hyper insulinémie, ce qui prédispose aux problèmes vasculaires, sans améliorer l'efficacité de la GH.

Une forte dose d'androgènes induit une baisse des taux de T3 (hormone thyroïdienne) qui s'avère avoir un effet catabolique au régime et anabolique en cas d'excédent calorique, en augmentant les taux de GH, le nombre de récepteurs de GH et d'IGF-1. Les valeurs de la T3 ne doivent cependant pas excéder la borne haute de la valeur normale, sous peine de changer de fonction et de devenir catabolique pour le muscle et anabolique pour le gras.

Le dosage doit donc être particulièrement étudié sous peine d'avoir un effet inverse de celui désiré. La GH et L'IGF-1 sont deux hormones très importantes pour la prise de masse musculaire, leur puissance anabolique est si importante que le corps a mis en place des défenses en cas d'augmentation importante de leur taux (via une injection, en cas de dopage par exemple) pour éviter une augmentation non naturelle de la prise de masse musculaire, ce qui annule l'effet des injections d'IGF-1 et d'hormone de croissance.


On en parle sur le forum : IGF-1, hormone de croissance et thyroïde  



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