
Mythe 4 : jeûne = famine:: 2 commentaires :: La réalité est que le métabolisme ne ralentit pas avant 60h00 de jeûne ! Et entre temps, il est même plus rapide qu'avant (augmentation de la dépense calorique), dans le but de donner de l'énergie au corps pour lui permettre d'aller chercher et trouver de la nourriture.
Le Mythe :
« Jeûner fait passer le corps en "état de famine". »
La vérité sur le jeûne :
Une adaptation efficace à la famine était importante pour pouvoir surmonter les périodes dures durant notre évolution. Abaisser la vitesse du métabolisme pendant la famine nous a permis de vivre plus longtemps, augmentant les chances de pouvoir tomber sur quelque chose à manger. Mais la famine est la famine, cela n'a rien à voir avec sauter un repas ou ne pas pouvoir manger pendant 24 heures, ou même pendant 3 jours. Le fait de croire que sauter un repas ou faire un jeûne sur le court terme va déclencher un "état de famine" est tellement absurde et ridicule que ça me donne envie de me jeter par la fenêtre.
En regardant le grand nombre d'études que j'ai lues, la première preuve que la vitesse du métabolisme baisse en réponse à un jeûne apparait après 60 heures (-8% au repos). Les autres études montrent que la vitesse du métabolisme ne bouge pas avant que 72/96 heures ne soient passées (George Cahill a beaucoup contribué à ce sujet).
Apparemment paradoxal, la vitesse du métabolisme est en fait augmentée après un jeûne à court terme. Pour des chiffres plus concrets, les études ont montré une augmentation entre 3,6 et 10% après 36-48 heures de jeûne (Mansell PI et Cie et Zauner C et Cie). Cela parait normal d'un point de vue évolution. L'adrénaline et noradrénaline affute votre esprit et nous donne envie de bouger, des effets désirables qui nous encourageaient à aller chercher de la nourriture, ou pour le chasseur de tuer sa proie, en augmentant ses chances de survie. Passé un certain point, après plusieurs jours sans manger, ce bénéfice n'aidant plus à la survie et faisant probablement plus de mal que de bien, une adaptation qui favorisait l'économie d'énergie devenait plus avantageuse. Ainsi, la vitesse du métabolisme est augmentée sur le jeûne à court terme (jusqu'à 60 heures).
Une fois de plus, j'ai choisi des exemples extrêmes pour montrer à quel point ce mythe d'un "état de famine" est absurde, et encore plus quand on se rend compte que l'opposé est vraie dans le contexte dans lequel on utilise ces termes.
Origine du mythe sur la famine :
J'imagine qu'un génie a lu que jeûner sur le long terme ou que la famine déclenche une baisse du métabolisme et en a déduit que sauter un repas, ou ne pas manger un jour ou deux causerait alors un état de famine.
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