
Mythe 6 : jeûne = perte de muscle:: 0 commentaire :: La réalité est que la fonte musculaire ne peut survenir que si le corps est privé de protéines et de glucides pendant au moins 16h00. Mais comme les protéines mettent de nombreuses heures à être digérées, un repas riche en protéines avant la période de jeûne est suffisant pour éviter cet effet.
Le Mythe :
« Jeûner occasionne la perte de muscle, c'est-à-dire le catabolisme musculaire ! »
La vérité sur le jeûne et la fonte musculaire :
Ce mythe dépend de la croyance des personnes qui consiste à penser qu'il est important d'avoir un flux régulier d'acides aminés disponible pour ne pas perdre de muscle. Comme je l'ai expliqué plus tôt, les protéines sont absorbées à une vitesse très lente. Après un gros repas haut en protéines, les acides aminés s'écoulent dans votre flux sanguin pendant plusieurs heures.
Aucune étude n'a regardé ceci de plus près dans un contexte qui serait pertinent pour la plupart d'entre nous. Qui serait par exemple d'examiner l'apparition des acides aminés dans le sang, et l'utilisation de ceux-ci par les tissus musculaires après l'ingestion d'un bon gros steak, de légumes, suivis de fromage blanc avec des baies pour le dessert. Cela représente facilement 100 grammes de protéine et un repas typique pour ceux qui suivent le protocole Leangains.
Nous sommes donc obligés de tirer nos propres conclusions basées sur nos connaissances, c'est-à-dire qu'une petite quantité de caséine liquide, consommée par un estomac vide, est toujours en train de fournir des acides aminés après 7 heures. Avec ceci en tête, il n'est pas farfelu de supposer que 100 grammes de protéine, dans le cadre d'un repas tel que celui ci-dessus, pris en fin de journée, serait toujours en train de fournir des acides aminés 16/24 heures après ingestion.
Peu d'études ont examiné les effets du jeûne sur la conservation du muscle et l'ont comparé à une diète contrôlée. Aucune d'elles n'est applicable sur la façon dont la plupart des gens effectuent leur jeûne et certaines sont marquées par des défauts dans la conception de l'étude et la méthodologie. Comme cette étude qui a conclu à un gain de muscle et une perte de graisse, sans entraînement de musculation, ou de changement dans le total calorique, mais juste en changeant la fréquence des repas. Alors que j'adorerais pouvoir citer cette étude comme preuve des bénéfices du jeûne, la composition du corps a été mesuré dans cette étude par BIA (Bioelectrical Impedance Analysis) dont on sait très bien que les résultats sont imprécis.
C'est seulement durant un jeûne prolongé que le catabolisme des protéines devient un problème. Cela arrive quand le glycogène stocké dans le foie vient à manquer. Dans le but de maintenir le glucose dans le sang, la conversion d'acides aminés en glucose doit survenir (c'est ce que l'on appelle DNG : de novo glucegenenis, néoglucogenèse en français). Cela se passe progressivement, et si les acides aminés ne sont pas disponibles dans le sang, les protéines stockées dans le corps, dans les muscles par exemple, sont alors utilisées. Cahill a étudié de plus près la contribution des acides aminés à la DNG après une charge de 100 grammes de glucose. Il a trouvé que les acides aminés des muscles contribuaient à hauteur de 50% pour la maintenance du taux de glucose après 16 heures, et près de 100% après 28 heures (quand il n'y avait plus du tout de glycogène dans le foie). Evidemment, pour quelqu'un qui mange un repas haut en protéine avant de jeûner, c'est un point discutable étant donné qu'il aura beaucoup d'acides aminés disponible grâce à cette nourriture avant de jeûner.
Origine du mythe sur le jeûne et la perte de muscle :
Un exemple d'exagération sévère de faits physiologiques et scientifiques, non pertinent pour n'importe qui ne subit pas un jeûne prolongé ou la famine.
On en parle sur le forum de musculation : les 10 mythes de la nutrition
Tags : Diététique, alimentation et nutrition ; |