Définition testostérone

Définition de la Testostérone


La testostérone est l'hormone mâle par excellence, c'est un stéroïde anabolisant très puissant. Elle permet une augmentation de la force et de la masse musculaire. Malheureusement, il n'y a quasiment aucune solution pour augmenter naturellement le taux de testostérone dans le corps.


Dans la famille des stéroïdes, la testostérone est une hormone stéroïdienne appartenant au groupe des androgènes. Elle est sécrétée chez les mammifères par les testicules des mâles, bien qu'une partie soit synthétisée par les glandes surrénales. C'est la principale hormone mâle et le premier stéroïdes anabolisant découvert.

Comme les autres hormones stéroïdiennes, la testostérone est un dérivé du cholestérol.

La testostérone est amenée aux tissus cibles par le sang, dans lequel elle est liée à une protéine plasmatique de transport spécifique, la « Sex Hormon Binding Globulin ». Il existe un équilibre entre la fraction de testostérone fixée sur la SHBG et la fraction libre. Seule la testostérone libre et celle liée à l'albumine est biologiquement active.

La production d'hormones telles que la testostérone et la progestérone sont stimulées ou inhibées par des facteurs psychologiques, mais également par la quantité de sommeil et de l'alimentation. En effet un sommeil court réduit fortement la production de testostérone.

La testostérone active les récepteurs androgènes du corps. Une partie de la testostérone est convertie en dihydrotestostérone (DHT) qui est bien plus efficace que la testostérone, car elle se lie plus efficacement aux récepteurs androgènes. La testostérone est produite par les testicules via la stimulation hypothalamo-hypophysaire puis est ensuite transformée en DHT par une enzyme, la 5alpha-réductase, présente essentiellement dans la prostate chez l'homme.

Augmenter naturellement la testostérone :


En dehors des produits dopants, il n'y a que peu de solution pour améliorer son taux de testostérone :

  • Facteur alimentaire : la présence suffisante de graisses dans l'alimentation peut aider à une production optimale de testostérone. Prendre un jaune d'œuf (riche en cholestérol) juste après votre entraînement de musculation peut améliorer légèrement la synthèse de cette hormone

  • Le Tribulus : c'est un complément alimentaire 100% naturel, tiré d'une plante, et utilisé depuis des centaines d'années en phytothérapie. Certains ressentent des effets, d'autres non, mais aucune étude ne prouve son efficacité.

  • Le ZMA : un mélange de monométhionine de Zinc et de Magnésium Asparate : là aussi les études ne montrent pas d'effet notable.

Attention : nous déconseillons fortement l'utilisation de produits dopants, car ceux-ci sont très dangereux pour la santé, et illégaux.
Pour en savoir plus sur ce sujet, je vous conseille de lire notre article sur comment augmenter naturellement son taux de testostérone.
 

Différences de réaction au dopage à la testostérone


Dopage à la testostérone



Il existe deux types de réaction à la prise de stéroïdes :

  • une meilleure santé, une prise de muscle, une perte de gras et une meilleure humeur

  • ou une perte de cheveux, l'apparition d'hypertension, une facilité à s'énerver, des problèmes pour uriner...

Cependant attention : dans le premier cas, les effets secondaires ne sont absents que sur le court terme, ils restent dangereux à moyen et long terme. Donc les effets « positifs » ne sont valables que sur le court terme.

L'explication de cette différence est simple : nous n'avons pas tous les mêmes récepteurs. Les récepteurs androgènes sont dits polymorphiques car ils contiennent différentes proportions de répétitions de CAG (cytosine, adénine et guanine). Les CAG peuvent se répéter de 6 à 39 fois, au dessus de 23 répétitions la chaîne est dite longue, en dessous elle est courte.

Une répétition de CAG courte induit une meilleure sensibilité à la testostérone, alors qu'une longue induit une résistance à la testostérone. Cependant les personnes ayant des répétitions de CAG longues n'ont pas moins de facilités à faire du muscle, en effet les récepteurs sont résistants sur tout le corps hormis sur les muscles. Cela permet donc de minimiser les effets secondaires des androgènes et d'avoir un meilleur effet anabolique. Cette insensibilité va également se traduire par une plus forte production endogène de testostérone.

L'anabolisme n'est pas forcément moins bon pour les personnes ayant des répétitions courtes de CAG, mais les effets secondaires sont plus importants, les risques de maladies cardio-vasculaires et de cancer de la prostate sont plus élevés.

Les personnes ayant des répétitions longues de CAG ont aussi une plus forte aromatisation de leur testostérone en oestrogène, il leur faut donc également prendre un inhibiteur d'aromatisation. Sans cela, ils développeront plus vite une gynécomastie ou autres effets secondaires des stéroïdes.

On ne peut pas modifier le nombre de répétitions des CAG sur les récepteurs androgènes, cependant, même si l'anabolisme est faiblement augmenté avec l'injection d'androgènes les effets secondaires sont tout de même présents.

Impact de l'entraînement sur le taux de testostérone


Il s'avère que sur le long terme la musculation réduit la production endogène de testostérone, contrairement à l'idée reçue selon laquelle elle l'augmenterait. Donc la musculation va peu à peu diminuer la production naturelle de testostérone du corps !!

L'étude sur la baisse de la testostérone par l'entraînement :

Des tests ont été pratiqués sur des athlètes de haut niveau, qui ont effectué des sprints de 400 mètres, les sprints sont comme la musculation : des exercices courts et intenses.

Après ce sprint d'une durée de 45 à 50 secondes l'acide lactique chez les athlètes les plus avancés (8 ans d'entraînement) a augmenté de 1100% pour seulement 800% chez les athlètes les moins avancés. Le lactate de l'acide lactique est considéré comme un très puissant stimulateur endocrinien, on pourrait donc s'attendre à une élévation des taux de testostérone.

On observe une augmentation du taux de LH (luteinizing hormon : hormone lutéinisante), une hormone qui entraîne la sécrétion de testostérone. L'augmentation de LH est plus marquée chez les sprinters les plus avancés (+100%), par rapport aux moins avancés (+25%).

Pour la testostérone, les résultats sont encore plus étonnants, surtout au vu du fait que la LH augmente dans les deux cas :

  • Les coureurs les moins avancés voient leur testostérone augmenter de 27% et leur testostérone libre augmenter de 60%.

  • Chez les meilleurs athlètes malgré l'augmentation de la LH, on observe une baisse de la testostérone de 11% et de la testostérone libre de 26%.

Chez un athlète de haut niveau un effort de 45 secondes suffit à baisser les taux de testostérone. Les athlètes ont besoin de 24 heures pour revenir à leur niveau normal de testostérone.

La hausse de la LH ne se traduit pas par une augmentation de la testostérone chez les athlètes les plus avancés car leurs stimulations constantes ont fini par avoir un effet très négatif au niveau de leur production d'androgènes. Dans cette étude l'« épuisement » n'apparait que chez les athlètes s'entrainant depuis au moins 8 ans. Le niveau de testostérone de base n'est cependant pas affecté, les athlètes ayant tous au plus 25 ans.

Conclusion de cette étude :


Lorsque l'on vieillit et que l'on acquiert plus d'expérience le taux de testostérone basal diminue. Plus le pratiquant est avancé plus il a de risques que sa testostérone diminue pendant un entrainement.

Le taux de testostérone libre est le plus affecté, il décroit plus chez les athlètes les plus avancés que chez les moins avancés. L'entraînement ressemble donc à une forme accélérée de vieillissement, en effet lorsque l'on vieillit la production de la protéine réduisant la production de testostérone augmente d'environ 1% par an, la partie libre de la testostérone est toujours la plus affectée.

C'est pour cela que de nombreux athlètes naturels ont des taux d'androgènes très bas. L' « épuisement » de la testostérone est un facteur à prendre en compte dans la carrière d'un bodybuilder, en effet jusqu'à l'âge de 25 ans les taux de testostérone sont élevés, et ne commencent à décroitre de manière importante que aux alentours de 35 ans.

Les diètes basses calories ne sont pas une bonne chose pour la testostérone, alors que le fait de manger au dessus de son besoin calorique n'augmente pas beaucoup les taux de testostérone. Après des années de prise de masse une diète sévère (sèche) va accélérer la vitesse à laquelle s'épuise la testostérone.

On peut cependant continuer à prendre du muscle malgré la baisse de la testostérone, en effet la croissance musculaire semble plus liée à la quantité de récepteurs de testostérone qu'à la testostérone elle-même. Il semblerait que les récepteurs de testostérone puissent s'auto-activer en l'absence de testostérone si la contraction musculaire est suffisamment intense. Ceci ne concerne pas les bodybuilders dopés qui ont artificiellement des taux de testostérone élevés.

Attention : nous déconseillons fortement l'utilisation de produits dopants, car ceux-ci sont très dangereux pour la santé, et illégaux.

Le dopage à l'androsténédione ne sert à rien


Dopage androsténédione



Depuis le début des années 2000, l'androsténédione est un produit dopant très utilisé par certains pratiquants de musculation, qu'ils soient compétiteurs ou non.

L'androsténédione est une hormone anabolisante de type stéroïde, souvent appelée "andro", et qui est utilisée pour augmenter la production de testostérone, une hormone très fortement anabolisante.

Elle est normalement produite par le corps dans ce but, et beaucoup de bodybuilders ont tenté d'en prendre de façon orale pour produire cet effet. Les effets attendus sont une hausse de la testostérone, ce qui doit en théorie en permettre par la suite une augmentation de la force, associée à une prise de masse plus rapide et une accélération de la croissance musculaire … en tout cas, c'est pour cela que ces sportifs l'utilisent.

Malheureusement pour eux (ou heureusement, comme ça ils arrêteront peut-être de l'utiliser), les études ont montré que ce produit dopant n'avait aucun effet sur la testostérone : il ne permet pas de l'augmenter !

Une étude a été menée avec une prise de 100mg d'andro par jour, pendant 5 jours. A la fin du test, plusieurs mesures ont été effectuées sur les sujets de l'étude afin de pouvoir vérifier de la façon la plus précise possible qu'elles avaient été les changements corporels suite à cette prise :

  • Biopsie des muscles (c'est-à-dire une ponction d'un peu de tissus musculaires)

  • Analyse du taux sanguin de testostérone

  • Analyse de la synthèse protéique (c'est-à-dire la capacité du corps à transformer les protéines apportées par l'alimentation en masse maigre, donc en masse musculaire)

Grâce à ces tests, ils ont prouvé qu'après la prise d'androsténédione il n'y avait aucun accroissement de la masse musculaire, ni augmentation de la testostérone, ni amélioration de la synthèse des protéines. L'andro est donc un produit dopant qui ne sert à rien ! Et comme en plus ce type de produits, notamment par son mode de prise oral, est dangereux pour la santé, il n'a absolument aucun intérêt.


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