Etudes : la décorine, explication et résultats


Dans cet article, on vous parle de plusieurs études sur une protéine nommée décorine, qui serait un inhibiteur de myostatine, ce qui pourrait faire avancer les recherches sur la croissance musculaire...


Décorine


La décorine, un inhibiteur de la myostatine et booster de la follistatine, serait un facteur clé de l'hypertrophie ! Plusieurs études ont déjà été faites sur la myostatine et la follistatine mais pas encore sur la décorine !

Désormais, c'est chose faite ! Il y a quelques mois maintenant, une équipe de chercheurs norvégiens et allemands a publié une étude dans le Biochemical and Biophysical Research Communications. L’étude suggère que la protéine du nom de décorine joue un rôle clé dans la croissance musculaire. Il est d'ailleurs très probable que la décorine joue un rôle encore plus fondamental dans la croissance musculaire que la myostatine et la follistatine !

Alors c'est quoi la décorine ?

C'est une glycoprotéine relativement petite qui contient également un nombre relativement important d’unités de Leucine (la leucine vous connaissez déjà, un des trois acides aminés des BCAA). La décorine est une myokine, c'est à dire une protéine produite par les cellules musculaires. Les chercheurs savent depuis pratiquement 15 ans que la décorine joue un rôle important dans la croissance musculaire. Si on fait un test en laboratoire sur des souris afin qu’elles produisent plus de décorine, leurs muscles vont récupérer plus rapidement de blessures et de dommages cellulaires. La décorine va en en fait ''saboter'' la myostatine, et par conséquent permet à des cellules souches de se transformer en cellules musculaires matures plus rapidement. Avouez que là ça commence à devenir interessant !

Si vous ne savez pas ce qu'est la myostatine, c'est une protéine synthétisée par les cellules musculaires et avec laquelle ils inhibent leur croissance. La décorine rendrait du coup les molécules de myostatine inoffensives avec encore plus d'efficacité que la follistatine.

La première étude scientifique sur la décorine

Toute la recherche réalisée sur la décorine n’avait été faite que sur des cellules musculaires d’animaux de laboratoire et in vitro, mais les chercheurs ont également inclus les humains dans leur étude.

Cette étude a été faite avec 10 étudiants qui avaient déjà fait de la musculation. Le but était de faire un entraînement complet du corps, effectuant 8 exercices de base : de la presse à cuisses, des leg curls, du développé couché, des extensions triceps, du développé militaire, des écartés à la poulie, et du rowing à la poulie basse. Pour chaque exercice, ils ont réalisés 3 séries de 8 répétitions.

Plus les poids utilisés par les étudiants étaient lourds, plus l’augmentation de la concentration en décorine dans leur sang était grande.

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Deuxième étude scientifique

Au cours d’une deuxième expérience, les chercheurs ont demandé à 26 hommes sédentaires, âgés entre 40 et 65 ans, de faire de la musculation pendant 12 semaines. Avant et après la période d’entraînement, les chercheurs ont prélevé des échantillons de tissu musculaire de la jambe des hommes et ont mesuré leur concentration en décorine.

A la fin des 12 semaines, les hommes ont gagné en force et étaient capables de pousser beaucoup plus lourd à la presse à cuisses. A ce moment, les muscles des jambes ont commencé à produire plus de décorine. Et plus la synthèse de la décorine dans leurs muscles était forte, plus la force de leurs muscles avait augmenté !

Troisième étude scientifique

Les chercheurs ont également réalisé une étude sur l’animal au cours de laquelle ils ont inséré des gènes artificiels de décorine avec des impulsions électriques dans les muscles des jambes des souris. Ce stratagème a stimulé l’activité du gène de Mighty, un gène qui neutralise les effets de la myostatine. En outre, les nouveaux gènes de décorine ont stimulé l’activité du gène de la follistatine et réduit les effets des gènes de l’atrophie musculaire atrogin–1 et MuRF1.

Conclusion

Les chercheurs affirment : « Nous faisons l’hypothèse que la décorine est secrétée depuis les cellules musculaires squelettiques en réponse à l’exercice impliqué dans la restructuration des muscles au cours de l’hypertrophie » . Il faut bien sûr attendre d’autres études avec un panel plus large de pratiquants ou de personnes sédentaires pour vraiment mesurer l'impact de la décorine.

Avec l'avancée de ces recherche, nous sommes peut être au début d'une nouvelle ère pour l'entrainement en musculation et une meilleure compréhension des mécanismes de l'hypertrophie !


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