Les limites de la progression naturelle


Oui, il existe des limites naturelles à la progression. Non, personne ne connaît ces limites en général et les vôtres en particuliers. Ne perdez pas votre temps à les comprendre. Travaillez sérieusement, logiquement en ne laissant rien au hasard et vous progresserez.


Limites progression naturelle

En sport (d'une manière générale), on peut progresser très longtemps grâce aux ajouts de force, de technique, de mobilité, de mental, etc. En musculation, on va aussi pouvoir progresser très longtemps grâce à différents facteurs (esthétisme, équilibre, sèche...). Mais pour l'aspect purement prise de muscle, il y aura des limites difficilement franchissables.

Soyons clair dès le départ : en compétition de bodybuilding, les athlètes naturels sont rares. En compétition de haut niveau (professionnels), cela n'existe (quasiment) plus. Ainsi, connaître les limites de la progression naturelle va être plutôt compliqué (impossible?) faute de modèles permettant de définir cette limite (pas de vrais tests anti-dopage, donc pas d'athlètes de haut niveau pour définir ces limites).

Peut-ont avoir un très haut niveau au naturel ?

Malheureusement, beaucoup confondent objectifs (intermédiaires) et limites, et rêvent d'entrée de jeu au très haut niveau, de ressembler à leurs idoles, ... et ils veulent bien sûr y arriver de suite (oui, je sais le sport est une épreuve de patience ... mais si je pouvais quand même atteindre ce niveau en moins d'un an, ce serait parfait ^^).

En sport, se donner des limites, c'est se limiter et donc ne pas donner le meilleur de nous même. Une limite (par exemple 10'' au 100m) devient rapidement une barrière psychologique. À l'inverse, ne pas se donner de limites, mais progresser par objectifs intermédiaires réalistes permet très souvent de dépasser ce que nous aurions pu imaginer.

C'est ce que l'on appelle souvent, sur All-Musculation, se battre contre soi-même et non par rapport aux autres.

Les limites absolue de l'être humain en termes de sport

Disons le clairement, elles n'existent pas. Non pas que nous puissions courir le 100m en 1 seconde ou pousser 2'000 kilos au squat. Mais la limite, la performance qui définie précisément un arrêt total de progression possible pour un athlète ... elle n'existe pas, car vous ne pouvez pas la définir précisément !

Vous ne pouvez pas savoir à l'avance votre propre potentiel (famille, génétique, environnement, alimentation, récupération, qualité de l'entraînement, développement durant l'enfance, morphologie, etc.). Chaque moment de la vie d'une personne modifie ses possibilités et donc ses limites. Et tous ces changements et ses contraintes font que la plupart d'entre nous n'approcherons même jamais leur meilleur niveau naturel potentiel.

Les limites pour reconnaître le dopage

Certains veulent reconnaître les limites naturelles pour s'identifier à des champions sains (et ainsi se donner une limite par rapport à ces derniers). Pas de chance, là aussi ce n'est pas possible. Là où certains vont se doper pour atteindre 11'' au 100m, d'autres atteindront 10'' avant d'avoir recours à la triche, d'autres iront plus vite encore, sans rien prendre.

Certains vont se doper non pas pour dépasser les limites de performances, mais pour les atteindre plus rapidement, alors qu'ils étaient très loin de leur potentiel naturel. D'autres se doperont n'importe comment et ne progresseront pas.

Les facteurs limitants

Facteurs limitants




Voici quelques-uns des facteurs qui peuvent ralentir vos progrès

Les limites de la prise de masse

Communément, sauf pour un débutant, il sera difficile de gagner plus de quelques kilos de muscles par ans (3 est le chiffre généralement annoncé). Et ceci ne sera pas linéaire (on n'ajoutera pas autant de kilos après 5 ans d'expérience qu'après 10 ans). Cela signifie qu'un athlète de bon niveau qui prend plus de 3-4 kg par ans de muscle sec est TRES suspect ...

De plus, vous avez un squelette, des tendons, … Ces derniers vont avoir leurs propres limites (résistance, progression, etc.). Cela va indirectement jouer sur l'adaptation de l'organisme (nous n'allons pas pouvoir progresser indéfiniment dans les charges (sinon les records du monde seraient battus chaque semaine et sans dopage).

Cette limite de capacité de progression en intensité va engendrer des tactiques de contournement (augmentation du temps sous tension, techniques d'entraînement diverses et variées, optimisation de la nutrition et de la supplémentation, de la récupération, ...). Mais tout cela ne sera qu'un semblant d'amélioration de l'intensité de l'entraînement.

Heureusement, la science progresse et on est maintenant capable, à l'inverse d'il y a 30 ou 40 ans, de mesurer la quantité suffisante et nécessaire pour progresser. Cela réduit les besoins de récupération et permet là encore d'ajouter indirectement de l'intensité (plus de petites séances à haute intensité par exemple) au lieu d'une énorme.

Les limites de la sèche

La sèche est une période très compliquée (certainement la plus dure psychologiquement) pour le Bodybuilder. C'est là aussi où le dopage aura un très grand rôle, car en compétition on demande un niveau de sèche très très difficile (pour ne pas dire impossible) à atteindre naturellement, et ce, quel que soit le niveau ou la catégorie. L'organisme n'est pas fait pour cela et il combattra cet état (baisse importante de forme, blessure, stockage de gras, ...).

Là encore, on va utiliser des subterfuges pour réduire au maximum la réaction de l'organisme (baisse drastique des glucides, optimisation de la supplémentation, chute de la durée des séances au profit de l'intensité, etc.). Mais ce n'est que temporaire.

La récupération

Plus vous progressez, plus vous mettez d'intensité. Plus vous mettez d'intensité, plus vous progressez... Mais plus vous avez besoin de récupérer avant de refaire une autre séance. C'est le facteur le plus limitant de la progression. C'est d'ailleurs là que va avoir le plus d'impact le dopage : sur la récupération. Un athlète propre n'aura pas la même capacité à enchaîner les séances d'entraînement intensives. Il sera ainsi limité à ce niveau là.

On va utiliser des subterfuges là aussi (on va passer du full-body au half puis au split, on va ensuite alterner séances intensives et séances plus cool, on va splitter les portions de muscles sollicitées, etc.). Mais là encore, nous serons limités par le temps global de récupération (et les rations alimentaires que notre corps peut réellement utiliser).

Comment reconnaître un sportif dopé ?

Sportif dopé




Et comment savoir si une personne se dope ? Plutôt compliqué au premier abord et disons le de suite, impossible sans des tests scientifiques d'en être à 100% certain. Bien évidemment ici et là sur Internet, on va trouver des solutions (visuelles souvent) pour reconnaître un doper. Les vidéos fleurissent à cet effet.

Désolé, elles disent souvent des bêtises. En supposant que les indices donnés (forme des épaules, des pectoraux, des mâchoires...) soient tous corrects (les dopés ont ces caractéristiques), rien n'empêche un non dopé de les possédez génétiquement.

Certes, en observant certains bestiaux, on a une forte présomption, surtout s'il s'agit d'un sport comme le culturisme qui ne propose pas de contrôles anti-dopages dignes de ce non. Mais même dans les sports où il y a des contrôles, la plupart des dopés arrivent à passer à travers malgré les fortes suspicions qui se révèlent souvent vraies des années après (cf. Amstrong et l'ensemble des vainqueurs du tour de France au cyclisme).

Quand bien même, tous les dopés ne font pas de la compétition (vous seriez surpris du nombre de dopés qu'il y a dans les salles de musculation, même dans les cours collectifs... pour perdre le bidon ou la cellulite). Avec certes, pas un dopage massif avec des produits lourds comme ceux que prennent les bodybuilders pros ou les cyclistes, etc. Mais existe-t-il un dopage soft et un dopage lourd ? Il y a dopage, point final.

Alors, comment reconnaître un sportif dopé ?

La seule manière viable est le test anti-dopage tel que pratiqué en compétition (à condition que ce dernier soit complet ...) ET le suivi longitudinal. Le contrôle anti-dopage va permettre de détecter les substances prises pour la performance immédiate ou la toute dernière phase de préparation. Le suivi longitudinal va permettre de contrôler, d'années en années, les variations anormales de production de certaines hormones, d'élévations de certaines substances telles que l'EPO, etc.

Suspicions

Mais on peut quand même douter de certains physique, certaines performances. L'explosion physique (gagner 10 kilos de muscles ''secs'' en 1 an par exemple) est impossible. Descendre en dessous d'un certaine maigreur sans baisse de performances, sans baisse de libido voir sans blessure est impossible sans aide extérieure.

Mais comment chiffrer cela ? Comment définir le % de masse grasse limite ? Comment définir le gain de force ultime ou la prise de masse ''sèche'' maximale en fonction de l'expérience de l'athlète ?

C'est tout simplement impossible. Chaque cas est particulier et certains doivent se doper pour gagner 1 kilo là où d'autres en gagneront 2 ou 3 sans aide extérieure. Ainsi, nous sommes dans la supposition, dans l'expérimentation, dans la jalousie parfois (certains dopés n'acceptent pas que l'on puisse progresser sans aide, tout comme certains non dopés n'imaginent pas que l'on puisse être mieux qu'eux, naturellement sans dopage, ... Comme si chacun de ces dopés et non dopés étaient la référence ultime de leurs sports... bêtise).

Alors oui, certains sports sont plus sujets à dopage (à partir du moment où il n'y a pas de tests anti-dopages difficile d'imaginer les athlètes sains), d'autres semblent moins touchés (la pétanque par exemple^^). Mais là encore, il ne s'agit que de suppositions qui peuvent être vraies, mais qui demandent à être prouvées avec des normes, des chiffres, pas des ressentis, des impressions par rapport à sa petite expérience.

Peut-on imiter les pros ?

Pourquoi ne pas imiter les pros ?




Quoi de plus attirant que le physique de son idole ? De là, le pas est rapide pour céder à la tentation de l’imiter à l’entraînement, dans la nutrition et la supplémentation. Pourtant, vous devriez y réfléchir à deux fois avant de suivre ce que fait un professionnel bodybuilding.

Mais avant tout n'oubliez pas une chose : les professionnels de la musculation gagnent leurs vies en représentant leurs sponsors. Ils ont donc 2 buts dans la vie : gagner des compétitions (ou être le plus connu possible sur les réseaux sociaux) et essayer de faire vendre le plus de produits possibles.

Vidéo sur l'entrainement des dopés

Si vous n'avez pas envie de lire tout l'article, voici une vidéo qui traite un peu de ce sujet.

Vidéo Vérité #21 : Entraînement d'un dopé

Les informations sont faussées

Quelles sont les informations que l’on trouve sur le net à propos des professionnels ? Concernant l’entraînement, nous retrouvons principalement des compilations d’entraînement, des reportages parlant d’un mouvement assez précis (parfois seulement sur une machine dont le fabricant est un des sponsors de l’athlète).

Ces mouvements ne reflètent ni son entrainement, si sa réelle façon de faire, car l’athlète va modifier sa technique en fonction du but de la vidéo :

  • Montrer qu'il est très fort : avec charges très lourdes, mouvements trichés ;


  • Monter qu'il s'entraine à l'ancienne : que des poids libres, pas de machines ;


  • ...

De même, les compléments alimentaires qu'ils mettent en avant en vidéos ne sont qu'une infime partie de ceux qu'ils utilisent et surtout ce sont seulement ceux de leurs sponsors. Bien sûr, ils ne vont pas dire qu'ils prennent des produits des marques concurrentes. Etes-vous certains de bien comprendre l’entraînement qu’il fait ? Avez-vous pu avoir la programmation complète, sur l’année, les moyens de récupération entre les séances (massages, cryothérapie, etc.) ?

Non bien sûr ! Vous n’avez accès qu’aux plus belles images ou séquences d’entraînements, celles qui ont la possibilité de faire le buzz sur Internet. Vous ne devez pas prendre pour argent comptant ce que vous voyez, vous devez aller chercher l’ensemble des détails qui vont autour des informations que les professionnels distillent.

Ainsi, si vous souhaitez imiter un professionnel du sport, il vous faudra trouver l’ensemble des informations suivantes :

  • Quel est le plan d’entraînement annuel ?


  • Quel est le contenu exact des séances d’entraînement ?


  • Quel est le rapport charge / possibilité (le % du 1RM) et la manière dont sont fait les différents exercices (tempo, contraction volontaire, amplitude par rapport à sa souplesse…).


  • Quelle est l’alimentation pour chaque partie de l’entraînement (chaque partie de l’année) ?


  • Quelle est la manière de récupérer (les massages, la cryothérapie, les séances d’étirements ou d’assouplissement, les séances de rééquilibrage musculaire, etc.).


  • Quelles sont les aides chimiques qu’il utilise (aucun Bodybuilder ne peut devenir professionnel ou gagner des compétitions sans aide chimique illégales (dopage), c’est impossible).

L’expérience, la diététique et la récupération

Récupération




Mais d'autres éléments entrent en ligne de compte :

L’expérience pour améliorer ses capacité physiques :

Une chose particulièrement importante différencie les professionnels du sport et vous : l’expérience. L’expérience n’est pas uniquement la connaissance des mouvements et des techniques. Elle ne se limite pas à la durée de pratique depuis vos débuts en salle de musculation.

L’expérience est avant tout l’amélioration de vos possibilités d’entraînement. La principale source de progression est la capacité de l’organisme à supporter des charges annuelles d’entraînement de plus en plus importantes. Il ne s’agit pas d’augmenter automatiquement ces charges (la quantité d’effort et en même temps l’intensité). C’est l’organisme qui peut les supporter naturellement par l’entraînement. Ainsi, un professionnel n’aura pas une charge différente de la vôtre. Seule la référence change.

Pour vous donner une image, un power-lifter qui peut faire 400K au Squat, travaillera comme vous la masse à 75% de ce 400kg, soit 300kg ; là où vous vous mettez 100kg ! Ainsi, l’idée n’est pas de forcer le corps à des charges d’entraînements au-dessus de vos possibilités, mais d’élever ces possibilités. Et ça, ce n’est que l’expérience, l’accumulation des années de pratique (de bonne pratique) qui peuvent vous amener à ce niveau.

La diététique et la récupération :

La vie du sportif professionnel est entièrement tournée vers ses performances. C’est-à-dire qu’il n’a pas ou peu d’activités qui vont réduire son énergie (stress, fatigue) et ainsi ses séances sont presque toutes profitables. Ils n’ont pas d’obligations familiales ou professionnelles qui vont les obliger à rater plusieurs séances dans le mois ou à les raccourcir.

Tout ceci est particulièrement important, car ce qui compte dans la performance sportive, c’est avant tout la régularité et le repos. Si vous n’avez pas ces deux éléments, vous réduirez obligatoirement votre potentiel. D’autre part, sauf cas particulier, ces mêmes professionnels à différents coaches : pour la partie nutrition, la partie sportive, la partie mentale. Ceci est particulièrement efficace pour :

  • Réduire la contrainte intellectuelle quant à la gestion de ces facteurs (baisse du stress, baisse de la fatigue potentielle) ;


  • Avoir un œil externe et neutre sur l’état de l’athlète (souvent on se voit avec un œil déformé, on en veut toujours plus) ;


  • Bénéficier de la compétence, de l’expertise de chacun des coaches dans ces disciplines aussi différentes ;

Et vous, avez-vous tous ses facteurs à disposition pour les imiter ?

Combien de fois avez-vous raccourci l’échauffement par manque de motivation, manque de temps ou tout simplement l’avez-vous ‘raté’ parce que vous pensiez à autre chose ou parliez à un camarade d’entraînement ? Et le retour au calme, combien d’entre vous y pensent systématiquement ?

Les Bodybuilders sont avant tout des professionnels. C’est-à-dire qu’ils savent ce qui est important, ce qui va leurs permettre de réellement profiter de chaque minute de leurs d’entraînement.

Pensez-vous qu’ils vont prendre le risque de se blesser, de réduire les possibilités de progrès en faisant un échauffement tronqué ou en zappant un retour au calme au risque d’être moins performant dans la récupération ? Non, ils sont professionnels jusqu’au bout des ongles. Ils savent ce qui est vital à leurs activités professionnelles.

Dopage, implication sur le training et la santé

Conséquences du dopage




Ce n'est pas pour le plaisir de montrer du doigt, mais le dopage est malheureusement inévitable pour eux étant donné les impératifs des compétitions et de spectacles. Et encore une fois, le dopage ne fait pas tout ! Il ne suffit pas de se doper pour avoir un physique de pro ! Mais cette composante de la préparation des professionnels modifie radicalement l’effet des entraînements et de l’alimentation sur eux.

Plaçons-nous du point de vue des stéroïdes :

Lorsque vous vous entraînez, l’un des objectifs se situe au niveau hormonal. L’intensité (le poids sur les barres) va enclencher la sécrétion de récepteurs androgènes. Lorsque vous avez suffisamment de récepteurs, le volume d’entraînement va vous permettre d’en utiliser un maximum.

L’usage des stéroïdes inverse totalement cela. En effet, la prise de ces produits illicites va amener les récepteurs en quantité. L’entraînement devra alors se cantonner à l’aspect volume, temps sous tension, etc. afin d’en utiliser un maximum.

Ainsi, un même entraînement, un même pourcentage de charge sur la barre n’aura pas du tout le même effet que vous soyez un athlète propre ou dopé. Vous, vous devez mettre l’accent sur l’intensité. Eux, ils doivent s’appliquer sur le volume d’entraînement.

Plaçons-nous du point de vue de la santé :

Les professionnels du muscle présentent une caractéristique importante par rapport à la moyenne des culturistes amateurs : les blessures graves. Recherchez le nombre de professionnel sans déchirure musculaire importante (arrachement des tendons, section d’un muscle). Recherchez l’équivalent chez les amateurs.

Vous remarquerez que les sportifs professionnels présentent un taux de blessure très au-dessus de la moyenne. Indépendamment du dopage, ils ont pourtant une hygiène de vie, une récupération très au-dessus de la moyenne.

Imaginez le même entraînement sans l’hygiène de vie (récupération, alimentation), l’hygiène d’entraînement (échauffement, retour au calme, techniques d’amélioration de la récupération) et l’implication de professionnels externes qui sont là pour mieux guider l’athlète.

Le résultat serait nécessairement un désastre !

Et c'est sans compter les dangers à long terme du dopage !


On en parle sur le forum : Les Limites De La Progression Naturelle  

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