Facteurs d'influence de la force partie 1


Certains facteurs peuvent influencer les performances des bodybuilders : la répartition de chaque type de fibre, la composition du muscle, la capacité à mobiliser les fibres musculaires, les leviers et les insertions des tendons.


Facteurs d'influence des performances sportives

Avant de commencer, posons la théorie : la force d'un muscle est proportionnelle à sa section carrée : ce qui signifie que plus un muscle est volumineux et plus il est fort. Attention, bien entendu on ne parle que du muscle « pur » pas de la taille totale du muscle ou du membre (contenant le muscle + le gras).

En moyenne cette force est de 6kg par cm2. Si la force se définit assez simplement en théorie, en pratique, mesurer la force d'un sportif est bien plus complexe, tant les facteurs pouvant influencer une démonstration de force sont nombreux.  

Une telle démonstration se base généralement sur un ou plusieurs mouvements de musculation. Mais à volume musculaire égal, les performances des bodybuilders peuvent être très différentes. Voilà quelques facteurs expliquant ces disparités :  

La répartition de chaque type de fibres :



On a vu dans un autre dossier que les fibres blanches sont plus "fortes" que les rouges. Donc plus un muscle possède de fibres blanches et plus il sera fort.

Capacité à mobiliser les fibres musculaires



C'est la synchronisation des unités motrices : on estime que chez les sportifs non entraînées, la capacité de mobilisation des fibres musculaires est de 30%. Chez un athlète de force confirmé, cette proportion peut monter à 50%.

Cette capacité de recrutement est influencée par la concentration lors de l'exercice, mais aussi par l'expérience, le type d'entraînement, … L'entraînement et l'expérience sont déterminants, c'est pour cette raison que les débutants peuvent prendre très rapidement de la force les premiers mois.

Les leviers :



Les leviers de performance




Selon les mouvements et la morphologie du pratiquant de musculation, les leviers peuvent apporter un plus ou au contraire rendrent plus difficile le mouvement. Par exemple, avec des avant-bras courts, le curl sera plus facile (flexion du bras), tout simplement par application de la théorie des barycentres. A l'inverse, un pratiquant avec des avant-bras plus long devra déployer plus de force pour soulever la même charge au curl ;

L'amplitude elle aussi joue un rôle important :

  • Avec une cage thoracique épaisse (ou en cambrant le dos de façon exagérée), l'amplitude au développé couché sera plus réduite, on pourra donc soulever plus lourd.


  • Avec un gros ventre, le mouvement des squats sera limité par le ventre, là aussi, l'amplitude sera plus petite.

A l'inverse, pas de ventre et une cage fine augmentent l'amplitude, donc la difficulté de l'exercice. La force apparente sera donc plus faible, simplement à cause de cette amplitude plus grande.

Les insertions des tendons :

De la même façon que les leviers, l'insertion des tendons musculaires joue un grand rôle dans l'utilisation de la force. Plus le tendon est inséré loin de l'articulation et plus l'efficacité du muscle sera grande. 

Vitesse d'activation des fibres musculaires :

Celle-ci dépend de deux facteurs : le type de fibre (les fibres blanches sont activées plus rapidement) et l'efficacité du système nerveux central (SNC). Plus l'activation est rapide et plus la force sera disponible de manière instantanée et simultanée, permettant de disposer de beaucoup de force d'un seul coup, rendant le travail plus facile (ça permet de vaincre l'inertie initiale en donnant un peu d'élan à la charge) ;  

Coordination des muscles :



Pour soulever une charge sur un exercice donné, il faut pouvoir contracter tous les muscles concernés et seulement ceux-là. La contraction d'autres muscles peut parasiter le mouvement en créant une déperdition d'énergie physique et nerveuse. Dans les cas extrêmes (si par exemple un muscle antagoniste se contracte en même temps) ça peut même gêner le mouvement.

Attention, les muscles d'assistance, comme par exemple les muscles stabilisateurs, sont utiles, pour une meilleure maîtrise du mouvement.

Cette coordination est un facteur sur lequel on progresser rapidement, par la répétition du mouvement sur lequel on cherche à prendre plus de force.

Influence de l'adrénaline :



Influence de l'adrénaline




En général, avant de tenter une performance, un stress s'installe. Bien géré ce stress peut être très bénéfique au bodybuilder : il produit une libération d'adrénaline, qui active le SNC et permet donc un meilleur recrutement des fibres musculaires. Plus de fibres qui se contractent = plus de force déployée !

La bonne utilisation de certains stimulants (comme la caféine par exemple) peut jouer le même rôle. 

Le rôle du mental :



Le mental joue un rôle primordial dans les démonstrations de force.

Comme on a vu plus haut, il permet une libération d'adrénaline, mais en plus de ce facteur physiologique, la motivation et la concentration peuvent jouer un rôle plus psychologique, mais néanmoins important. Ne pas avoir peur de la barre, pas peur de la blessure, envie de se battre, d'aller jusqu'au bout de la performance, repousser la douleur et la fatigue, avoir confiance en soi sont autant d'éléments clefs pour réussir une performance.

Ce point est de plus en plus pris en compte par les sportifs de haut niveau, qui sont maintenant tous suivis par des "coach" mentaux.  

L'âge :



Il joue un rôle négatif sur les performances. En théorie, on perd 1% de force par an à partir de 25 ans. On parle bien sûr de potentiel de force théorique, car rare sont les sportifs qui à 25 ans ont atteint leur limite de force maximale possible. Dans les faits, on constate que les hommes les plus forts du monde ont généralement autour de 35 ans voir même plus de 40 ans.

Cette différence entre la théorie et la pratique vient tout simplement du fait qu'il faut de très nombreuses années d'entraînement assidu pour réussir à devenir très fort. Un sportif de 25 ans n'a que 5 à 10 ans d'expérience, alors qu'un sportif de 35-40 ans dispose de 15 à 25 ans d'entraînement de force derrière lui.

Cette baisse de 1% est donc surtout valable pour les sédentaires, les personnes ne pratiquant aucun sport, ou un sport où il est possible d'être à son top à 25 ans.

Néanmoins, il ne faut pas rêver, passé 45 ans, et même avec un entraînement adéquat, la force diminue inexorablement. Mais avec un bon entraînement, vous serez toujours beaucoup plus fort que des non sportifs, et même à 60-70 ans, il est possible de trouver des pratiquants de musculation plus fort que des jeunes de 20 ans sédentaires.


On en parle sur le forum : Relation entre force et volume musculaire  

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