Nouvelle arnaque sur le taux de protéine des suppléments ?


Un nouveau reportage d’investigation produit par la chaine canadienne CBC démontre une fois de plus que le marché des suppléments alimentaires est gangréné par des entreprises de production et vendeurs peu scrupuleux.


Nouveau scandale protéines

En effet, le 20 novembre 2015,  une enquête sur le marché des compléments protéinés présenta des preuves concrètes que certains ne tiennent absolument pas leurs « promesses » et révèle – entre autres - des taux de protéines et valeurs nutritionnelles annoncés majoritairement faux !

La bande annonce du reportage, voir ICI.

Mais ce n’est pas tout ! Dans cette enquête, première du genre au Canada, les enquêteurs ont testé également des compléments de vitamines, d’huile de poisson, pour voir si ce qui est inscrit sur l'étiquette correspond bien à ce qui se trouve dans l’emballage … et cela n’augure rien de bon.

« Protein Spiking » :

Retournons sur les protéines : tout est une question de coût de production et de profit.

On en parle très souvent sur All musculation, comme ici avec à peine 10% de protéines dans une whey !

On sait que le marché des compléments alimentaires, à l’instar de l’industrie pharmaceutique, représente une véritable manne financière (en milliards de $) et que les entreprises les plus actives font tout pour en retirer un maximum de profit.

De plus, le consommateur lambda étant plus que naïf, il se laisse très facilement berner par les belles promesses commerciales et un joli pot fluo. Qui plus est, comme l'appétit de la population envers les suppléments de protéines est en constante augmentation, il serait « dommage » pour ces sociétés de ne pas profiter de cela pour doper leur ventes et profits

Pour les suppléments de protéines en poudre, on en revient au « spiking », déjà évoqué ici : le spiking des protéines.

Quand un produit est « dopé » en protéines, les fabricants utilisent des composés à base d'azote comme des acides aminés libres, qui font faussement grimper le taux de protéines lors des tests classiques de qualité de produits mais n’apportent concrètement absolument rien au supplément. Seules des analyses plus poussées/spécialisées peuvent faire la différence.

Un test « classique » (type kjeldahl) vérifie uniquement la teneur en azote et pas le taux réel/effectif de protéines. Voilà pourquoi le spiking est si simple, bon marché et facile à mettre en œuvre.

Pour vous assurer que votre protéine n'a pas été faussement dopé avec quoi que ce soit, ou s’assurer un supplément de qualité, l’entreprise doit employer un laboratoire qui doit utiliser de multiples tests (4 à 5 !) environ 5 fois plus cher que pour un test dit « classique » … Et en plus il faut le faire pour CHAQUE lot vendu !

Cela coûte très cher et on comprend pourquoi beaucoup ne font pas la démarche compte tenu du faible nombre de contrôle et de la relative nonchalance des autorités si vous vous faites attraper.

Ainsi, par ce procédé, on cherche à économiser sur les coûts de production (notamment matière première) mais aussi à en augmenter facilement le prix de vente (ex : un isolat est plus cher qu’un concentrât).

Sans oublier que l’on joue également avec la santé du consommateur derrière cela … en effet, les fournisseurs de matières premières ne sont pas souvent les mêmes que ceux qui conditionnent et vendent le produit. Je peux vous assurer qu’il peut se passer plein de choses entre toutes les étapes de production et de vente d’un produit

On ne va pas se mentir, pour la majorité des entreprises, si vous pouvez réduire les coûts de production au kilo de 0,02%, même au détriment (et surtout) du consommateur, elles vont le faire !

Compléments

Que montre le reportage ?

L’équipe de télévision a testé notamment cinq suppléments de protéines en poudre et a trouvé des preuves de « spiking » dans deux d’entre eux. Plus choquant, un des deux produits contenait moitié moins que le taux indiqué sur l’étiquette !

Un produit vendu par un des leaders dans le monde, GNC, avec un produit qui prétend fournir plus de 25 grammes de protéines par portion, mais n’en offrant réellement seulement 12,2 g après test …

Ajoutons que sur le site de la société, cette dernière garantie et promet de ne pas ajouter des acides aminés libres à ses suppléments ou d’utiliser quelconque technique de falsification !

Citons :

« Vous pouvez avoir confiance lorsque vous achetez un produit de marque GNC, nous garantissons que tous et chacun de nos plus de 300 suppléments protéinés contiennent exactement ce qui est inscrit sur l’étiquette sans utilisation d’une technique de « spiking ».

Un bon gros foutage de gueule donc

Evidemment et pour ne pas s’enterrer commercialement, l’entreprise a refusé tout dialogue avec les journalistes et contesté tous les résultats des tests. Toutefois, ces responsables et ces sociétés devraient être poursuivis pour tout cela. C’est de la fraude pure et simple.

Que faire pour acheter un produit de qualité ?

Une fois de plus, on en revient toujours à la même conclusion :

  • LIRE L’ETIQUETTE ! ;


  • Acheter un produit testé par un laboratoire tierce / indépendant, comme expliqué sur le site ;


  • Ne jamais acheter une protéine contenant de la créatine ou avec des acides aminés sous forme libres (glycine, taurine, glutamine…), car ça peut servir de camouflage ;


  • Acheter un produit labélisé (ex HCCAP ; ISO ; etc…) ;


  • LIRE L’ETIQUETTE !


  • Et surtout lire et relire notre dossier sur la qualité des produits !



On en parle sur le forum : Nouvelle arnaque sur le taux de protéine des suppléments ?  

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