L'alcool et la thermogénie


L'alcool augmente de façon très importante la thermogénie, avec un TEF (Thermic Effect of Food) de 20% : donc 20% des calories apportées par l'alcool sont directement dépensées par le corps sous forme de chaleur.


Depuis plusieurs années, de nombreux débats font rages autour des calories provenant de l'alcool (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/1957830), doivent-ils être comptabilisés ou non?

Ce débat est alimenté par le fait que les buveurs sont en général plus légers que les non buveurs et que les études montrent que la perte de poids est boostée lorsque qu'un même nombre de calories sous forme de gras et de glucides est remplacé par de l'alcool (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20096714). La relation entre un faible poids de corps et une consommation modérée d'alcool est particulièrement vraie chez les femmes, un peu moins chez les hommes, voire neutre mais elle est bien là.

Considérant que l'alcool est bon second, derrière les graisses alimentaires, en terme d'énergie par gramme, comment expliquer ce paradoxe ? Sans en oublier le fait que l'alcool est consommé sous forme de liquide induisant que peu de satiété ?

L'alcool est étiqueté à 7,1 kcal par gramme mais sa valeur réelle est plus proche des 5,7 kcal ceci à cause de son effet thermique (thermic effect of food : TEF —http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8184963 ) qui avoisine 20% des calories ingérées.

Le TEF de l'alcool lui permet d'être bon second derrière celui des protéines (environ 20 à 35% en fonction de la composition en acide aminés de la protéine). L'élévation thermique résultant de la prise d'alcool est en partie médiée par les catécholamines (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3790399).

Un TEF élevé est-il une explication suffisante du pourquoi les buveurs réguliers ont un plus faible pourcentage de masse grasse? Nous devons garder à l'esprit que l'alcool n'affecte pas la satiété comme les autres nutriments et la désinhibition qui s'installe suite à la prise d'alcool encourage la prise de calories excédentaires (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17142135). Qui n'est jamais rentré d'une soirée au beau milieu de la nuit en ayant une fringale à un point de se vider un paquet de céréales ? C'est ce que je veux dire.

Il est évident que les effets de l'alcool sur le poids corporel ne sont pas attribués uniquement au TEF. L'explication rationnelle vient du fait que sur le long terme, la consommation d'alcool tend à réduire la prise de nourriture (http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18471931).
Article © Martin Berkhan
Article original : The truth about Alcohol, Fat Loss and muscle Growth
Traduction autorisée : Sébastien, pour All-musculation.com


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