1-0 Définition du dopage


Le dopage est l'usage de produit dopants, c'est-à-dire des produits interdits par l'AMA, ayant pour effet de donner un avantage à celui qui l'utilise. Ils peuvent faire courir un risque pour sa santé.


Définition du dopage

Selon la législation, un produit dopant est une substance interdite par les instances sportives (fédération , comité olympique..) et dont la liste a été clairement établie par l'AMA (Agence Mondiale Anti-Dopage) et qui est notamment utilisée par le CIO. 

Ces substances sont très souvent des médicaments détournés de leurs usages (hormone de croissance, testostérone), ou de vraies drogues (cocaïne, cannabis ), mais aussi des substances alimentaires plus classiques (comme les extraits de certaines plantes). Ces substances ont pour but d'améliorer les capacités physiques ou intellectuelles lors des compétitions ou plus souvent pour mieux récupérer des entraînements éprouvants et ainsi permettre d'en faire plus sans en subir les conséquences (blessures, surentraînement...) tout en entraînant souvent des effets secondaires dangereux pour la santé des sportifs. Une partie des produits interdits le sont en raison de leur capacité à masquer des produits dopants. Ces produits ne sont pas des dopants, mais sont interdits pour cette raison. 

Cette définition n'est pas très claire et évolue souvent. Par exemples, la transfusion sanguine est une pratique médicale qui a été détournée par les sportifs puis classée comme dopante.

Sommes-nous tous dopés ?

Partie écrite par Fitadium :

« 

Les affaires de dopage reviennent encore une fois dans l’actualité avec l'affaire Lance Armstrong, pour lequel on veut faire un exemple. Pourtant, le dopage est bien une réalité dans le monde du sport (sinon, il ne resterait pas grand monde sur les podiums…) et touche toutes les catégories de sportifs professionnels et même parfois le niveau amateur.

Un bref historique

Si le dopage au sens large est très ancien, la lutte contre le dopage est relativement récente. Il a commencé dès l’antiquité avec les gladiateurs,  les premiers jeux olympiques. Selon les sports, les athlètes consommaient de la viande de l’animal censé leur apporter élan, force ou masse. Les populations d’Afrique et d’Amérique se servent de drogues pour développer leur énergie et leur mental lors de combats. Les chinois utilisent depuis toujours les herbes et plantes comme le ginseng.

Ce dopage a continué pendant les guerres et notamment jusqu’à la seconde guerre mondiale. Les amphétamines permettaient aux soldats de rester éveillé et vigilant dans les situations critiques et stressantes. Du coup, ces substances sont restées en vente libre après la guerre et ont été largement utilisées par les athlètes, mais aussi par bon nombre de personnes ayant besoin de rester concentré : les étudiants, les ouvriers, les professions libérales…

La Loi antidopage date de 1965 seulement. Elle intervient après la mort d’un cycliste justement. Cette loi a été revue en 99 et plus récemment en 2012 avec une norme Afnor et aussi un code mondial anti-dopage.

Passage en revue des produits dopants

Les hormones anabolisantes :

Tout ce qui est « anabolisant » favorise la construction de muscle à partir de l’alimentation, c’est un processus naturel. Produites par certaines glandes, les hormones anabolisantes suivent des processus complexes menant à la construction de nouveaux tissus. Le dopage, c’est lorsqu’on s’administre des hormones, en contournant et modifiant le processus naturel. C’est principalement le sujet du dopage dans le sport.

Les stéroïdes :

Les stéroïdes




Les stéroïdes anabolisants ont été développés au départ pour des raisons médicales, afin de guérir des patients atteints de pathologies. Le monde du sport a vite compris quels bénéfices tirer de ces hormones synthétiques, comme la testostérone, pour augmenter les performances.

Dans les années 50, les coachs soviétiques puis américains ont présenté des athlètes d’un gabarit exceptionnel, capables de battre des records lors de grandes compétitions internationales… Ces athlètes devaient tout de même s’entrainer très dur, ressentant moins la fatigue, récupérant plus rapidement, avec une volonté et une confiance accrue..

Les effets secondaires  sont nombreux ;  ils sont parfois visibles comme la calvitie, l’acné, la gynécomastie, l’atrophie des testicules, l’augmentation de la libido, l’impuissance…. Chez la femme c’est encore pire : voix rauque, chute de cheveux, pilosité excessive, peau grasse, modification des caractères sexuels…Mais aussi et surtout des risques invisibles et plus graves : maladies cardio-vasculaires, troubles cardiaques, hypertension, cholestérol, épaississement du cœur, lésion du foie…

Les bêta-stimulants (de type clenbutérol) :

Ils régulent le calme et la tempête, en jonglant avec les fonctions excitantes et les calmantes. L’adrénaline est le principal moteur de l’organisme, c’est elle qui nous pousse à agir, renforce l’organisme (cœur, muscles respiration…) qui est à plein régime et le rend plus enclin à l’action. Ils permettent d’aller plus loin dans la prise de masse.

Utilisés à la base pour développer la masse musculaire du bétail destiné à la consommation de viande, ces stimulants ont fait la fortune des éleveurs. Là encore le sport s’engouffre dans la brèche. Et on découvre que le gain de muscle peut être plus grand, les fonctions de respiration et de récupération améliorées, les performances accrues, la volonté incroyable. De plus, leur durée de vie dans le sang est de quelques heures (les rendant quasi-indétectables) alors que les effets sont durables. Si les bénéfices à court terme sont démontrés, à long terme l’épuisement serait inévitable et les performances deviendraient inférieures.

Les effets secondaires existent. Il s’agit de tremblements, maux de tête mais aussi des conséquences plus graves comme un cœur plus gros (encombré de tissu conjonctif au détriment des muscles), arrêt cardiaque, cancers…

L’Hormone de croissance (HGH) :

Développée dans un but génétique pour soigner des maladies, l’hormone de croissance a été détournée assez vite de sa fonction première. Elle permet d’avoir plus de muscles, de s’entrainer plus lourd, de récupérer plus vite et reste très difficile à détecter (sa présence n’est que de quelques minutes).

Autrefois prélevée sur des animaux, (avec les conséquences qu’on connait, comme la maladie de Creutzfeld-Jakob) elle a  été rapidement synthétisée en laboratoire. Elle s’utilise avec l’IGF-1 car ces deux hormones sont liées et dépendantes.

Effets secondaires : allongement des os, surtout des pieds et des phalanges, des maxillaires… mais aussi diabète, arthrose, risques cardiaques et cancers.

Qu’est-ce qui caractérise le dopage et le différencie des suppléments ?

Dopage vs compléments




Tout ce qui est susceptible d’améliorer les performances sans compromettre la santé devrait être la limite : ainsi prendre des vitamines, des boissons au glucose, des protéines, des acides aminés, de la créatine, des brûleurs de graisse… ne devrait pas être considéré comme dopant. Dans la mesure où ces ingrédients existent naturellement dans l’alimentation traditionnelle ou dans le corps et ne présentent pas d’effets secondaires notoires. Ils ne sont d’ailleurs pas sur la liste des substances interdites.

Par contre, comment savoir ce qu’il en est exactement au niveau de la santé quand on n’est pas spécialiste ?

La question de la créatine

La créatine par exemple est précédée par sa mauvaise réputation, alors que quand on évoque les études, la créatine est le supplément sur lequel on a le plus de recul, qui a fait l’objet des études les plus nombreuses et aucune n’a pu mettre en évidence des effets secondaires néfastes alors que ses effets sur la performance et la force ont bien été prouvés.

Quand on sait que les contrôles sont fréquents et que la règlementation française laisse peu de place au hasard en termes de suppléments contaminés, on peut être assez tranquille sur le fait de consommer des stéroïdes « à l’insu de son plein gré ». Informez-vous auprès de spécialistes, des médecins du sport, des coachs et ne croyez pas tout ce que vous voyez à la télévision ou dans la presse (ou sur internet). Lisez les études sur les ingrédients et les nouveaux composants mis sur le marché. Méfiez-vous des idées reçues et faites-vous votre propre opinion. L’achat sur des sites français, respectueux de la règlementation, évite pas mal de déboires et permet une certaine sécurité.

Quels sont les compléments alimentaires qui marchent ?

Nous ne les citerons pas tous, car les barres de céréales ou les boissons sucrées pour augmenter l’énergie font déjà partie de cette catégorie, mais en voici quelques-uns parmi les principaux.

Les protéines ou acides aminés :

Présents dans les tissus organiques, y compris nos muscles, ce sont des maillons indispensables de la construction. On connait les effets particuliers de certains acides aminés comme la Glutamine, les BCAA, accélérant la récupération, en cas d’entrainement intense. Ce sont les mêmes que l’on trouve dans l’alimentation mais sous forme pure et plus digestible. Une certaine quantité est assimilable, le reste passe à la trappe.

Les vitamines et minéraux :

Utiles et participant à de nombreuses réactions chimiques, elles sont indispensables pour les entrainements intenses pouvant parfois causer des carences, et nous en prenons tous au quotidien. Mais le surdosage n’est pas la règle, même pour les sportifs de haut niveau.

La caféine :

Elle permet d’augmenter le métabolisme et donc favorise la combustion des graisses. Elle est utile pour perdre du poids et augmente les performances. C’est un stimulant général, mais comme le café il ne faut pas en abuser… sous peine de stress ou d’excitation excessive.

La créatine :

Elle ne fait pas partie de la liste des produits dopants et pourtant elle est souvent citée dans les scandales. Elle est présente naturellement dans la viande et les poissons et participe aux réactions énergétiques. Ce sont surtout ses effets masquants, permettant d’avoir recours à d’autres substances plus dangereuses qui font qu’elle est souvent citée dans les affaires de dopage, tout comme les diurétiques. Certains parlent d’effets secondaires comme la rétention d’eau ou les œdèmes ou encore d’effets sur les reins en raison de surdosages. Rien n’est prouvé à ce sujet alors que ses effets sur le volume du muscle le sont. Les dosages recommandés en France ont été récemment revus à 3g par jour maximum par les organismes de contrôle de l’AFSSA. La créatine s’utilise en cure de quelques semaines et non en continu

Les stimulants hormonaux :

Il existe des ingrédients naturels pouvant potentialiser les effets des hormones circulant dans le corps et les rendre plus actives et disponibles. C’est le cas des stimulants hormonaux.

On sait que beaucoup de nutriments sont nécessaires pour obtenir la synthèse d’hormones. On part du principe qu’en fournissant les nutriments qui déclenchent ce mécanisme, ces hormones seront boostées et leurs effets plus importants, surtout lorsque les bienfaits des hormones diminuent naturellement avec l’âge.

Source Volodalen, irbms.com, Afssa, lanutrition.fr »

Utilisation des stéroïdes chez les Bodybuilders

Stéroïdes chez les bodybuilders




Un article de New York Times a mis le doigt sur l'utilisation des stéroïdes et de ses conséquences dans le monde du Bodybuilding. Selon cet article, les stéroïdes provoqueraient des problèmes rénaux qui engendreraient des arrêts de carrières prématurés, des opérations chirurgicales et malheureusement, parfois la mort de certains bodybuilders.

Cet article site une étude débutée il y a 10 ans à la Columbia University Medical Center de New York faisant la relation entre le culturisme et la forme avancée de certaines maladies rénales. Après des recherches, l'Université a trouvé 10 hommes souffrant de graves lésions rénales et ayant reconnus avoir consommé des stéroïdes. Sur ces 10 personnes, 9 étaient des Bodybuilders professionnels et 1 était powerlifter. Ces 10 personnes avaient le même rythme d'entraînement.

Même si la plupart des personnes directement impliquées pensent qu'il n'y a pas de relation entre cette maladie et les produits qu'ils ont consommés, il est quand même troublant d'observer de telles relations entre les stéroïdes et les problèmes rénaux.

Il est possible que ces arguments soient justifiés mais dans le monde du Bodybuilding, à la vue du nombre de décès prématurés, d'arrêts de carrière très jeunes et des maladies rénales observées, l'utilisation de stéroïdes est certainement bien plus importantes que dans d'autres sports.

Pour information, voici une liste des personnes décédées prématurément depuis 1992 : Durr, Youngblood, Momo Benaziza, Andreas Munzer, Curtis Leffler, Hans Hopstaken, Sonny Schmidt, Derrick Whitsett, ...

Enfin, la liste de certains bodybuilders ayant du mettre un terme à leur carrière pour cause de maladie : Dennis Newman, Mike François, Don Long, Flex Wheeler, Tom Prince, Mike Matarazzo, ...


On en parle sur le forum : Dopage et produits dopants  

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