Des dopants dans les compléments alimentaires ?


Dopé à l'insu de son plein gré, vous connaissez ? Maintenant, grâce à une réglementation très dure et rigide, ce n'est plus possible, grâce à certaines marques qui acceptent de jouer le jeu de la transparence.


Les compléments alimentaires et le code antidopage

Attention, le dopage dans le milieu sportif est un sujet de controverse bien connu. Il ne faut pas se voiler la face, la majorité des compétiteurs se dopent, peu importe le milieu et le sport. Cet article ne l’ignore pas et on sait que certains se cachent derrière les compléments alimentaires pour justifier un contrôle antidopage positif. En conséquence, cet article se dirige avant tout à la personne soucieuse de son intégrité physique, de sa santé mais aussi de son éthique pour lui fournir des solutions sûres en matière de compléments alimentaires.

On sait qu’au même titre que la préparation physique, la nutrition fait partie intégrante du sport et qu'elle est un facteur stratégique dans la progression des performances et pour une meilleure hygiène de vie.

Ainsi, il est tout naturel qu’un athlète professionnel ou amateur ressente le besoin d’une supplémentation nutritionnelle particulière selon ses objectifs.

Mais il ne faut pas se jeter sur n’importe quel complément nutritionnel en se laissant guider par le simple hasard.

Il vous faut privilégier la qualité et la traçabilité ... sauf si vous ne vous souciez pas de votre santé !

Pas le temps de tout lire ? Voici notre résumé !

Les contaminations de compléments alimentaires par des produits dopants sont légions, que ce soit volontaire (pour en faire des produits plus efficaces) ou involontaire (à cause de procédés de fabrication peu qualitatifs). Certains de ces produits peuvent être dangereux pour la santé, d'autres non, mais si vous consommez un produit de ce type lors d'une compétition de n'importe quel sport et que vous êtes contrôlé, les risques encourus sont les mêmes que pour n'importe quel « vrai » produit dopant !

Pour éviter cela, utilisez des produits offrants de VRAIS garanties de test anti-dopage, en sachant bien que très peu de marques le font, car le coût de ces tests est très élevé ! La plupart ne font pas de tests et certains font des tests sans valeur (pas assez souvent et/ou pas réalisés par des laboratoires indépendants).

Attention : cela peut mettre en jeux vos performances, votre carrière sportive, mais aussi votre santé !

Dopage dans les compléments alimentaires ?



La traçabilité des suppléments alimentaires

Aujourd’hui, on retrouve sur le marché une grande quantité de marques qui proposent des centaines de produits. En conséquence, il est parfois difficile de s’y retrouver et d’attester de l’origine et de la qualité de ces suppléments.

Ainsi, la première barrière de protection est d’acheter des produits dont l'efficacité a été prouvée, provenant de marques leaders qui testent à fond leurs produits et d'éviter les génériques bas de gamme (forcément peu chers).

Par exemple : choix entre de la créatine monohydrate de Chine (dont on ne sait même pas si cela en est) et de la créatine monohydrate certifiée Créapure ou Kre-alkalyne. Le choix devrait être évident pour la Créapure ou Kre-alkalyne, mais ce n'est pas toujours le cas pour le consommateur.

De plus, cela ne suffit pas à assurer un produit exempt de substances interdites !

Les produits dopants

Si vous êtes sportif compétiteur, vous êtes soumis à une législation particulière qui est le Code Mondial Antidopage. A ce titre, vous ne pouvez pas consommer les substances énumérées dans la liste des Interdictions, publiée par l’Agence Mondiale Antidopage (cf. liste 2015).

Si vous consommez un complément alimentaire qui n’est pas labellisé et certifié, on ne peut pas affirmer à 100% qu’il ne contienne pas de substances dopantes, même si la composition du produit affichée ne mentionne pas la présence de substances interdites par la réglementation antidopage.

En effet, le dopage peut être volontaire en consommant des suppléments affichant des molécules interdites, mais aussi involontaire en consommant des substances interdites mais qui n'apparaissent pas sur la composition du supplément alimentaire (contamination croisée, ou volontaire par le fabriquant pour avoir un produit plus effiacace).

L'actualité nous rappelle régulièrement les dangers relatifs à la prise de compléments alimentaires dont l'origine et l'innocuité ne sont pas garanties. Ceci porte préjudice aux sportifs, au sport ainsi qu'aux marques et à l’industrie des compléments alimentaire stoute entière qui se voient tous pointés du doigt.

Des exemples de dopage involontaire : un risque réel

Pour le sportif, il existe toujours la possibilité de subir un contrôle antidopage positif lors de la prise d’un complément alimentaire, notamment dans le cas de protéine en poudre, créatine ou fat burner. En effet, des substances dopantes peuvent se cacher sous des dénominations anodines et la contamination est possible à toutes les étapes de la fabrication.

De nombreux compléments et marques sont incriminés, plusieurs fois par an, pour des contaminations volontaires ou involontaires à des hormones, stéroïdes anabolisants et autres produits dopants. En effet, différentes études montrent que 10% à 25% des compléments alimentaires (souvent en provenance de l’étranger et vendu sur le net) contiennent des substances interdites, souvent non mentionnées sur l’emballage.

Par exemple, en 2004, 634 suppléments* ont été achetés auprès de sites de vente dans 13 pays et testés pour la présence de stéroïdes. Près de 15% des produits contenaient des stéroïdes.

Une enquête américaine de 2007*, sur 58 produits, a montré que 25% étaient contaminés avec des stéroïdes et 11% étaient contaminés par des stimulants qui n’étaient pas déclarés sur l'étiquette.

Une étude de suivi au Royaume-Uni en 2008* a montré que sur 152 produits testés, 10.5% étaient contaminés par soit des stéroïdes, soit des stimulants interdits, soit des produits non conformes à l’étiquetage.

Ainsi, il est clair qu'un certain nombre de suppléments contient explicitement des substances interdites, ou pourrait être contaminé par inadvertance. Tout cela menant évidemment à un test antidopage positif et des problèmes de santé.

On peut attester que tout complément alimentaire n’ayant pas de certifications officiellement reconnu par l’AMA est à risque pour le sportif.

Même si c’est une marque de confiance qui vous fait diverses promesses sur la qualité ou qui propose une gamme de suppléments certifiés « conforme à la liste de l’AMA », si ce n'est pas cette gamme que vous achetez, vous n'aurez aucune garantie !

Exemple : Acheter une protéine en poudre d'une marque X non certifiée alors que ce sont les fat burner qui le sont, ne vous garantit en rien d'une contamination importune pour la protéine. Par contre, si vous achetez ses fat burner certifiés, vous ne courez aucun risque. En effet, c'est le produit qui est certifié et non la marque !

* Pour aller plus loin dans cette notion :

Toutes ces pages listent des exemples de problèmes, ou de produits contenant des dopants sans que, à priori, l'utilisateur ne le sache :

- Compléments alimentaires : comment les utiliser ?

- Mauvaises surprises dans les compléments alimentaires

- Mission impossible? Regulatory and enforcement issues to ensure safety of dietary supplements.

- Dietary supplementation and doping-related factors in high-level sailing

- The continuing story of nutritional supplements and doping infractions

- Quality Assurance Issues in the Use of Dietary Supplements, with Special Reference to

Protein Supplements


- Positive Drug Tests from Supplements

- Un complément alimentaire sur 6 contiendrait des produits dopants

- Compléments, suppléments, protéines : comment éviter les problèmes ?

- Attention aux suppléments dopants

Le dopage par le biais des compléments

Aux yeux de la loi, les sportifs sont responsables des substances qui se retrouvent dans leur organisme. Peu importe l’origine (aliments, compléments, médicaments…), que cela soit volontaire ou non ! (Voir l’article 2.1.1 du Code Mondial Antidopage).

Utiliser un complément dans lequel on a dissimulé une substance dopante n'est pas une défense acceptable dans une audience liée à un contrôle positif.

Il est donc indispensable d’avoir la certitude que les compléments alimentaires consommés sont en parfaite conformité avec la liste des produits dopants. Par ailleurs, ajoutons que l’on peut retrouver des suppléments parfaitement légaux mais qui présentent des molécules sur la liste de l’AMA et dès lors interdites aux sportifs en compétition. Le sportif compétiteur ne peut utiliser ces compléments contenant ces substances, c’est le cas par exemple de la DHEA, du Citrus Aurantium ou de l’Acacia Rigidula.

Par exemple : un produit contenant du Citrus Aurantium , à vérifier, est tout à fait légal MAIS il n'est pas autorisé et peut déclencher un test positif !

Le risque : législation et santé

L'utilisation de compléments alimentaires par des sportifs est un risque, car dans de nombreux pays, la production et l'étiquetage de compléments ne suivent pas de règles strictes et n'ont aucun contrôle.

En effet, l’industrie des compléments alimentaires est assujettie à très peu de règlements et de contrôles de la part des autorités (sauf en France et dans certains autres pays). Par conséquent, les suppléments peuvent renfermer intentionnellement ou non certaines substances interdites ou ils peuvent être mal étiquetés.

Rappelons que ces contaminations ont également un effet néfaste sur la santé. Le dopage aux hormones, stéroïdes, amphétamines etc. n’est pas un jeu sans risque ! Cela peut très vite vous envoyer à l’hôpital ou six pieds sous terre !

Ainsi, pour assurer la parfaite santé et la sécurité du sportif, il convient de rappeler qu’il est déconseillé aux consommateurs de se procurer des produits non autorisés sur le marché Français et provenant de pays hors de l’UE ou de France.

Les risques de la prise d’un complément non certifié pour le sportif :

- Sanctions financières, perte de résultats, bannissement de la compétition, fin de carrière ;

- Problèmes sociaux, à l’école ou au travail ;

- Prison ;

- Les problèmes de santé (dommages aux organes, les changements de la pression artérielle, etc.) ;

- Perte de temps et d'argent ;

- Perte d’éthique dans le sport.

Comment éviter tout ça ? Des produits analysés !

Là, vous vous demandez, si vous êtes bien intentionnés : ''comment être sûr de ne pas me faire tromper ou être contaminé ?''.

On peut d’ores et déjà affirmer que les compléments alimentaires certifiés, fabriqués en France et en Europe, conformes à la législation antidopage seront vos meilleurs choix.

Certaines marques (trop rares malheureusement) soumettent à des laboratoires des lots de compléments alimentaires pour montrer leur sûreté et leur qualité.

Il faut assurer une parfaite sécurité aux sportifs tant amateurs que professionnels en choisissant des marques garantissant ''officiellement'' la conformité antidopage des compléments alimentaires.

Les fabricants peuvent donc choisir ou non d'avoir leurs produits testés par des laboratoires indépendants. Et oui, ce n'est pas obligatoire par la législation, c'est un choix des marques …

S’ils le font, ils auront le droit d’apposer un logo certifiant que le produit est conforme au code mondial antidopage et qu'il est exempt de toutes substances interdites, mais aussi se revendiquer du respect de la norme AFNOR. Attention, on parle bien du produit en question, pas de la marque en général !

Cette norme est toutefois encore peu répandue sur le marché à l’heure ou nous écrivons cet article. Ce serait intéressant que les autorités l’imposent petit à petit.

Laboratoires Indépendants ?

Comprenez que si c’est le fabricant ou les fournisseurs de matières premières qui testent, cela pose des problèmes de crédibilité. Si les tests sont directement fait par l'usine ou les fournisseurs, ils ne sont pas indépendants et peuvent être facilement faussés. Et oui, le passage par un laboratoire indépendant n'est pas non plus obligatoire …

En théorie, le processus de test doit être aussi approfondi que pour l’industrie pharmaceutique afin de tester les échantillons de liquides, de poudres, de gels, de barres, de pilules et de gélules envoyés par les fabricants de suppléments avant leur introduction sur le marché.

On traite l’échantillon de manière à obtenir un extrait concentré, pour ensuite utiliser une technique analytique appelée chromatographie en phase liquide ou gazeuse, couplée à la spectrométrie de masse pour tenter de déceler des substances prohibées ou des agents masquant. Les échantillons des produits sont ensuite stockés pendant toute la durée de vie du produit.

Par la suite, on peut faire le choix entre différents tests à différentes fréquences :

- Test de chaque lot en sortie de production (~chaque mois) ;

- Test de quelques lots par an en aléatoire

Évidemment, le plus est le mieux dans ce cas. Mais dès lors, pourquoi certaines marques peuvent se refuser à tester leurs produits et pourquoi si peu de marques effectuent des contrôles réguliers ?

Cela est simple : le coût qui impacte sur le prix final de vente. En effet, chaque test de chaque lot (chaque produit et chaque parfum et chaque taille de pot, etc.) coûte de 300 à 500€ PAR test, PAR lot unique ! Sans compter le coût du stockage, des produits, ...

On se rend vite compte du coût astronomique si on en vient à tester chaque série complète de supplément et ceci sur un seul produit !

Rapporté à l’année … c’est une véritable part du budget de l’entreprise qui s’engouffre dans l’assurance qualité et le respect du code mondial antidopage (pour les grosses entreprises, plus de 50 000 € par an minimum). Cela se retrouve donc aussi sur le prix final du produit.

Mais il y a d’autres raisons pour ne pas faire de tests :

- Pour maintenir des prix de vente plus bas ;

- Le choix d’une matière première de piètre qualité, non traçable et contaminé (moins cher) ;

- Des fabricants peu scrupuleux et gonflant leurs produits afin d’accroître leur ''efficacité'' ;

- Des chaînes de production ne respectant pas les normes et à risque sanitaire (contaminations croisées) ;

- La production dans un pays n’ayant pas de réglementation propre sur les compléments alimentaires ;

- La méconnaissance de la législation antidopage par certains industriels de la filière.

On en revient toujours à l’appât du gain au détriment du sportif et du consommateur. Mais les marques ne sont pas les seules à blâmer : les consommateurs aussi ! En effet, peu sont prêts à payer le surcoût de la sécurité et de la qualité !

Des normes pour vous aider

Les laboratoires devront penser à s’inscrire dans le respect de la Norme AFNOR NF V94-001.

Cette norme établit un strict cahier des charges et des exigences relatives au développement et à la fabrication des compléments alimentaires destinés aux sportifs, afin qu’ils soient exempts de substances interdites, recensées par l’agence mondiale antidopage.

Les fabricants dont les produits seront conformes à la norme pourront indiquer :

''Produit conforme à la réglementation anti-dopage'', accompagnée de la mention ''A la date de fabrication du lot, conforme à la norme AFNOR NF V94-001''.

Cela implique :

- Des matières premières traçables et exemptes de substances présentent sur la liste de l’AMA ;

- Une fabrication traçable dans les bonnes pratiques et selon un plan spécifique de maîtrise ;

- Des analyses de produits et la conservation systématique d’échantillons ;

- La mention, sur les produits pour les consommateurs, du respect des normes.

Pourquoi tout cela ?

Car la plupart des sportifs se plaignent du manque d’informations et que les professionnels du sport et de la santé redoutent de faire des erreurs lors des prescriptions et recommandations faites aux sportifs.

Pour les tests indépendants, soit les marques font faire les tests par un laboratoire externe d’analyse indépendant, et dans ce cas ils indiquent sur leurs packagings que leurs produits ne sont pas dopants et assument directement le risque juridique, soit ils passent par une société intermédiaire, ce qui rajoute un échelon d'impartialité. Voici quelques-unes de ces sociétés intermédiaires :

SPORT PROTECT, Certification Française

Développé en 2005, ce programme de labellisation constitue une assurance qualité qui conjugue à la fois les bonnes pratiques de l’agroalimentaire et les exigences de la législation antidopage afin de sécuriser des produits de la nutrition pour les sportifs.

Il s’appuie sur les exigences de la norme AFNOR NF V94-001 en garantissant une labellisation tierce partie pour plus de protection vis à vis des consommateurs. Concrètement, cela est supérieur à la norme AFNOR en matière de certification.

Le label SPORT Protect est une labellisation tierce et indépendante.

Cela implique :

- Des audits des sites de production ;

- Des analyses antidopage (suite à l’audit) ;

- Des remises de rapports détaillés (conforme à la norme antidopage NF V94-001 et au référentiel SPORT Protect) ;

- L’information des sportifs (grâce au label apposé sur le packaging) ;

- Stockage des échantillons sécurisés (chaque lot mis sur le marché est scellé et stocké dans un enceinte sécurisée pendant 4 ans) ;

- Suivi et traçabilité permanente.

NSF / CCEF

C'est une organisation mondiale indépendante qui élabore des normes, des tests et certifie divers produits (supplément, eau, biens de consommation etc.) pour minimiser les effets néfastes sur la santé et promouvoir la protection de l’environnement.

Une certification alimentaire de NSF certifie que ce qui est sur l'étiquette se retrouve dans le produit et que ce dernier ne contient pas d'ingrédients non déclarés ou de contaminants nocifs.

Informed sport

Un programme d'essais et de certifications de supplément qui fournit une assurance aux athlètes que les produits portant le logo ''Informed sport'' ont été régulièrement testés pour des substances interdites et fabriqués selon des normes de qualité.

Le programme de certification a été créé en 2008 par l'un des principaux laboratoires de contrôle du dopage dans le monde, LGC, pour non seulement tester, mais aussi veiller à ce que les installations de fabrication aient les normes de qualité les plus élevées.

Autres labels

On retrouve également d’autres labels : USP, Aegis Shield, BSCG, etc.

Exemple de produit certifié et labellisé

Comment savoir si un produit ne contient pas de dopant ? Voici un exemple :

Thermo labellise sans dopage

Voyez le logo en haut à droite de la boite ? Cela atteste que des analyses ont été réalisées par un laboratoire indépendant et montre que ce produit ne contient pas de substance interdite par le code mondial antidopage actuel.

C’est dès lors un produit sûr pour le sportif en cas de test de dépistage, et aussi plus sûr pour la santé.

Conclusion sur les labels antidopage des suppléments alimentaires

Tout supplément non certifié est une prise de risque pouvant vous conduire à un contrôle antidopage positif ou pouvant contenir des substances dangereuses, stimulantes diverses et non identifiées.

C’est pourquoi, si vous êtes sérieux dans les pratiques de votre sport et que vous ne souhaitez pas courir de risques inutiles, il vous faut choisir de préférence un produit correspondant aux normes AFNOR et/ou labellisé.



Recherchez le logo pour les produits testés, qui assure aux athlètes une qualité maximale répondant à toutes les normes antidopages en vigueur pour une sécurité totale.

Envie d'en savoir plus ? Pour aller plus loin

- La protection antidopage

- Normes AFNOR

- Dietary, Nutritional and Sports Supplements Certification

- Site Dop-sante.net

- Site de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage

- Prévention du Dopage et Alimentation : une norme AFNOR pour apporter de la confiance aux sportifs

- Prévention du dopage sportif

- Third Party Certification Programs For Dietary Supplements


On en parle sur le forum : C'est Quoi La Qualité Des Produits ?  

Envie de progresser ?

Nos coachings Fitzone Trainer sont là !

1- Je choisis mon sexe
Homme
Femme
2- Je choisis mon objectif
Prise de
masse
Perte de
poids
3- J'obtiens mon programme