Le surentraînement existe-il en CrossFit ?


Vous avez peur de trop en faire, de vous surentraîner ? Si tel est le cas, vous n'avez pas grand chose à craindre. Le surentraînement n'existe réellement que pour une infime partie des sportifs !


CrossFit : le mythe du surentraînement


Dans nos sociétés modernes, l'effort est rarement récompensé. Pire, n'en faites pas trop, c'est mauvais pour votre santé ou vos progrès !

Cette société de la démotivation n'est pas la seule en cause. La plupart des débutants, après 1 ou 2 WoDs, se prennent pour des champions et s'identifient à eux trop facilement. Ainsi, ce qui est valable pour les meilleurs l'est aussi pour eux. Sauf que les champions font 4 fois le WoDs du débutant... pour s'échauffer.

Et alors me direz-vous ? Tout simplement que le débutant identifie aussi les risques du champion à ses propres risques.

Ainsi, quand vous cumulez l'absence de récompense de l'effort et le risque de surentraînement des pros, vous en arrivez à des questions saugrenues du type : ''est-ce que je n'en fais pas trop ?'', ''je suis fatigué, donc je suis surentraîné'', etc.

Le surentraînement, dernier maillon de la progression


Il y a tellement de facteurs responsables de la performance, qu'avant de mettre sur le dos du surentraînement une absence de progrès ou une fatigue, il y a une marge phénoménale.

Avez-vous une diète parfaite (pas simplement équilibrée car ça c'est un autre mythe, mais parfaite POUR VOUS) ? Avez-vous suffisamment de sommeil de bonne qualité ? Votre vie professionnelle ou personnelle n'est-elle pas trop stressante ? Ne perdez-vous pas trop d'énergie en futilités ou en erreurs (comme l'absence de préparation de vos séances) ?

Bref, avant d'incriminer 4 à 6 malheureuses heures de sport par semaine, il est largement plus profitable et rentable d'observer les 160 autres heures de cette même semaine.

Les risques de surentraînement sont-ils réels ?


L'entraînement intensif sur à peine quelques heures dans la semaine n'est pas un soucis. Vous êtes capables de supporter cela après la mise en condition de vos débuts.

En effet, en dehors de certains camps d'entraînements (stages intensifs) ou de certaines écoles très extrémistes (par exemple les écoles de gymnastique en Chine), les risques, que vous atteignez un stade de fatigue tel que vous entriez en surentraînement, sont infimes, quasi nuls.

Vous pourrez commencer à y réfléchir quand vous vous entraînerez plusieurs fois par jours en permanence.

Le surentraînement en quelques mots


Le surentraînement est un état non clairement défini. On y met un peu tout et n'importe quoi, faute de symptômes clairement définis.

En 2 mots, c'est un moment de votre vie sportive où vous avez tellement sollicité votre corps, sur des volumes tels qu'il n'a pas le temps de récupérer à minima, vous « buggez » en quelque sorte. Même en prenant un gros repos, vous ne récupérez pas. Le corps ne sait plus comment se réparer. La remise en état prendra un très long temps (plusieurs semaines à plusieurs mois selon la sévérité du surentraînement). Durant ce temps, vous êtes une loque.

Ceci est à ne pas confondre avec un gros coup de mou passager où l'on n'avance plus, où l'on tombe malade très facilement, où l'on se blesse pour un rien. Ceci, c'est de la fatigue. Vous avez dépassé vos limites du moment, le corps est fatigué et ne tient pas le coup. Mais avec un peu de repos, il est parfaitement capable de remettre d'aplomb.

Il existe des indices qui servent au corps médical (et aux coaches) pour déceler un risque potentiel de futur surentraînement. Il s'agit d'indices et non de symptômes. Ce n'est pas parce que vous vous blessez régulièrement ou parce que votre libido baisse fortement que vous êtes en surentraînement. Mais le cumul d'un grand nombre d'indices laissera penser que vous n'en n'êtes pas loin. Parmi ces innombrables indices, on retrouve :

  • Fatigue généralisée

  • Chaque effort (même anodin de la vie courante) est un calvaire

  • Baisse de la libido

  • État psychologique dégradé (stress, irritabilité, dépression...)

  • Défenses immunitaires déficientes (on tombe facilement malade)

  • Manque d'appétit

  • Baisse importante et permanente des performances sportives

  • Système sympathique dysfonctionnant (Fréquence cardiaque, fréquence ventilatoire et/ou tension artérielle non stables ou sans relation avec l'effort fourni)

  • Perte anormale de poids

  • Etc.



Symptômes surentraînement crossfit


En résumé


Pour conclure, les risques que vous entriez dans le surentraînement sont infimes pour ne pas dire quasiment nuls. Entraînez-vous sans retenue. Récupérez suffisamment. Observez et améliorez votre alimentation et plus généralement votre hygiène de vie (sommeil par exemple).

Si vous sentez une baisse de performance, si vous observez un des symptômes décrits plus haut, ne stressez pas, vous êtes simplement fatigué. Une à plusieurs journées de repos ou d'entraînements plus légers vous permettront de récupérer et de retrouver le chemin du progrès.

Mais de grâce, arrêtez avec le surentraînement. La fatigue est NORMALE en sport. On joue en permanence avec elle pour la dépasser et ainsi augmenter nos capacités.


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