Développé couché et morphologie


Frédéric Delavier explique dans cet extrait de son livre comment adapter sa façon de faire le développé couché pour améliorer les performances et ne pas se blesser.


Le développé couché étant, de loin, l'exercice le plus pratiqué en musculation, c'est aussi celui qui occasionne tous les ans le plus de blessures. Il est donc important, pour réaliser correctement ce mouvement et limiter les risques, d'acquérir quelques notions de base sur les différences individuelles de morphologie.

Morphologie au développé couché



La longueur des bras :



En dehors des pathologies d'usure, la plupart des blessures que l'on rencontre sont des déchirures musculaires ou des arrachements tendineux du grand pectoral, qui surviennent principalement lors de la phase négative du mouvement, c'est-à- dire lors de la descente de la barre.

Lors de la descente de la barre sur la poitrine, le grand pectoral qui s'insère sur l'humérus est d'autant plus étiré et vulnérable que le bras est porté vers le bas.

Mais la descente du bras et l'étirement du grand pectoral varient sensiblement d'un individu à l'autre. Plus les bras, et surtout les avant-bras, seront longs, plus l'humérus sera descendu, et plus le grand pectoral sera dangereusement étiré. Il n'est donc pas étonnant que la plupart des blessures surviennent chez les personnes longilignes, c'est-à-dire chez les personnes ayant proportionnellement des membres longs.

L'épaisseur de la cage thoracique :



Plus la poitrine sera épaisse, plus la descente de la barre et, par là, l'étirement du grand pectoral, sera limitée.

Les personnes ayant une cage thoracique épaisse pourront, en principe, réaliser le développé couché sans grand risque de blessure.

Il n'est donc pas étonnant de rencontrer, chez la plupart des grands champions de développé couché, des individus de type bréviligne (c'est-à- dire avec des membres proportionnellement courts), accompagné d'une poitrine épaisse, ces deux particularités leur permettant de réaliser leurs records en relative sécurité, en limitant ainsi les risques de déchirure et d'arrachement du grand pectoral.

Il est bon de rappeler que ce sont en général les blessures qui limitent la progression des sportifs, et qu'en dehors des méthodes d'entraînement, de l'alimentation et du mental, la morphologie individuelle joue un rôle fondamental dans la réussite sportive.

Il est donc essentiel d'adapter son entraînement à sa morphologie, et de savoir que ce qui est bon pour l'un, ne l'est pas forcément pour l'autre.

Limiter les risques de blessure :



Il est possible de réaliser le développé couché en resserrant la prise des mains. Cette variante permet, en limitant la descente des bras, de réduire l'étirement du grand pectoral, et par là de limiter les risques de blessure.

Blessures au couché



Bien que l'amplitude du mouvement soit plus importante, le travail des triceps bien plus intense, et les performances réduites, cette variante peu risquée est parfois utilisée par certains champions de développé couché de type longiligne.

Enfin, pour éviter l'étirement excessif des muscles pectoraux, il est aussi possible de réaliser le développé couché en partiel, en réduisant la descente de la barre pour ne pas toucher la poitrine.

Prédominances musculaires :



Il est important de signaler qu'il y a deux façons de réaliser le développé couché, directement en rapport avec les points forts musculaires des individus :

- Soit le développé couché sera réalisé coudes écartés, technique qui cible l'essentiel du travail sur les grands pectoraux ;

- Soit le développé-couché sera réalisé coudes resserrés, en fermant l'angle bras / buste, technique utilisée instinctivement par les personnes ayant une prédominance musculaire des deltoïdes sur les grands pectoraux.

Position de coudes au développé couché



Indépendamment de la morphologie, ces deux types de développés peuvent être utilisés dans le but de cibler le travail sur les grands pectoraux (coudes écartés), ou sur les deltoïdes (coudes fermés).

Attention :



Au développé-couché, il est important de tenir compte des différentes morphologies.

Cage thoracique



- A : une cage thoracique peu épaisse accompagnée de longs bras augmente la course de la barre, rendant le mouvement pénible tout en limitant la puissance du développé. De plus, avec cette morphologie, quand la barre se rapproche de la poitrine, les grands pectoraux sont dangereusement étirés, ce qui augmente, avec des charges importantes, les risques de déchirures musculaires ou de ruptures tendineuses ;

- B : une cage thoracique épaisse accompagnée de bras courts permet, en limitant l'amplitude du mouvement et l'étirement des grands pectoraux à la fin de la descente de la barre (quand la barre vient toucher la poitrine), de réaliser un développé-couché en toute sécurité. Il n'est donc pas étonnant de rencontrer dans ce type de morphologie les plus grands champions du développé couché.


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